De Pucon à Bariloche: des fêtes et des lacs.

21 janvier 2014 at 18 h 04 min

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Noel approche, mais ici c’est l’été, il fait beau et chaud on pense plutôt à manger une glace et faire un barbeuk malgré les pères noëls en short et lunette de soleil qui se promènent dans les rues marchandes! Le 24 en début d’après midi on s’organise avec les voisins du camping de Pucon. Marcelo, un chilien, supervise les courses et nous nous retrouvons donc avec 3 kg de viandes par personne : normal! Asado y vino, évidemment pendant 2 jours on abuse un peu…alors on se met en direction de l’Argentine où l’on va se mettre au vert en attendant le nouvel an!

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Notre première étape c’est Junin de los Andes, capitale de la pêche à la truite, et justement pour noël on s’est offert une canne à pêche ! Il paraîtrait que la Patagonie grouille de truites et de saumons. Le problème c’est que nous la pêche en rivière, on ne connait pas trop alors on observe les gens par la même occasion on apprend qu’en Argentine il faut un permis de pêche, comme d’habitude en Amérique du sud il y a un tarif spécial pour les étrangers et en plus tu ne peux pas manger le poisson que tu pêches : un concept qui nous plait pas beaucoup! Alors comme il y a pas mal de contrôle et que l’amende pour pêche illégale peut monter assez haut on attend des endroits plus isolés ou de retourner au Chili où c’est complètement libre!

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On fait du stop sur la route 40, sur la fameuse route des 7 lacs entre San martin de los Andes et Bariloche, on se fait déposer à Villa Traful où l’on restera 2 jours au calme. Nous montons 1000 mètres de dénivelé pour aller au sommet du Cerro Negro afin d’avoir une vue panoramique sur le lac. Le vent se lève soulevant de la cendre déposée par  le Cordon Caulle, un volcan se trouvant de l’autre côté de la cordillère entré en éruption en 2011. En quelques minutes le ciel se voile. De retour à la tente on constate que la cendre se loge dans le moindre interstice ! Et encore cela n’est rien à coté de ce qu’a vécu la population lors de l’éruption, la cendre leur a pourri la vie pendant plusieurs mois. Imaginez : plus de culture, plus d’herbe pour le bétail, plus de touristes, les moteurs s’encrassent, les poumons aussi…

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Quitter Villa Traful en stop n’est pas chose facile ! 4 h a tendre le pouce, faire des sourires, des coucous… tout en mangeant la poussière soulever par un vent patagonique!  Jusqu’à ce que Paula et Roberto aient pitié de nous et nous fassent monter dans leur petite voiture. Nous sommes tout compressés avec nos sacs sur les genoux mais on est content! Nous partageons le maté et nos histoires de vie pendant les 3h de route jusqu’à Bariloche.

A Bariloche les campings sont à l’extérieur de la ville et puis le nouvel an arrive alors après trois semaines à dormir dans la tente, on préfère se trouver une bonne auberge! Nous retournons là où Yohann avait passé le nouvel an 6 ans auparavant.
Nous rencontrons les nouveaux propriétaires de la  « Bolsa del deporte », Marina et Facundo, ils ont repris le lieu il y a quelques mois et sont super sympas. A peine arrivés on se sent comme à la maison, la table de ping-pong, le petit jardin, la petite cabane et un espace hyper convivial. On est resté 6 jours et on n’avait vraiment pas envie de partir !

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Le Parc Nahuel Huapi.

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Vous en avez marre du Blabla sur nos montagnes? Alors on va faire court. Pour bien commencer l’année nous sommes partis marcher près du Cerro Cathédrale (2405 m) et de ses magnifiques aiguilles. Trois jours de marche, 38 km, 1700 mètres de montée et de descente, un vent bien patagonique, des cailloux et une rencontre qui change notre programme. Anthony qui voyage seul, nous parle d’une frontière pédestre qui relie l’Argentine aux rives du Pacifique au Chili, une quasi traversée des Andes dans sa largeur, ça sent l’aventure, et ça, ça nous plait ! A suivre…

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Les traversées des parcs Huerquehue et Villarrica

6 janvier 2014 at 23 h 57 min

Du 19/12/2013 au 23/12/2013.

Deux parcs dans la région des lacs, près de Pucon: 80 km, d+ :3000m, d- :+3100m.

 

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1er jour : 18km, D+ : 1100m d- : 400m.

Pour le coup, pas de stop, nous prenons la navette pour aller de Pucon à l’entrée du parc Huerquehue  (4500 pesos soit  8 dollars). Au Chili, même pour marcher par ses propres moyens, ils n’oublient jamais de te faire payer et appliquent un double tarif pour les étrangers ! Nous payons l’accès mais sans inclure le camping, car celui-ci est super cher (20 $ pour la tente) à ce prix là,  il ne faut pas s’étonner si les gens font du camping sauvage.

La première partie monte dans la forêt et permet de rejoindre un ensemble de 3 lacs. En chemin on rencontre notre première arana pollito (araignée poussin), c’est une tarentule bien velue et pas belle à voir, suffisamment grosse pour qu’on la rebaptise araignée poulet. On s’arrête à midi au Lago Verde, l’eau est bonne, c’est un appel au plouf.

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Les deux heures qui suivent, nous nous retrouvons dans les montagnes russes, le sentier monte et descend, cela casse un peu les jambes. C’est une foret d’Araucarias, un conifère qui à la particularité d’avoir des feuilles très dures en forme d’écaille. Il parait que certains arbres de cette espèce ont deux milles ans!

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En chemin, nous croisons une bonne demi-douzaine de « poulets » et aussi 4 belges complètement perdus (normal, ils sont belges), on leur donne le conseil de suivre les panneaux, ca devrait les aider…Vers 19h30, à la lisière du parc, on décide de faire du camping sauvage pour sauver quelques deniers, sur une cretes avec vue sur le Sollipulli. On profite d’un autre lac à 500 m de là pour se baigner et se recharger en eau.

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2eme jour : Au pays des gentils. 10 km, d- : 700m.

Après une descente d’une heure où nous trouvons notre premier cadeau, un t-shirt en laine mérinos quasi neuf! Nous arrivons aux bains thermaux, la gérante nous demande 6000 pesos chacun pour profiter de sa piscine d’eau chaude, on fait la moue et aussitôt elle nous laisse aller faire trempette gratuitement! On continue à pied jusqu’à une intersection, ici nous devons faire du stop pour enchainer sur l’autre parc à 100 km de là.

Problème, après 3h d’attente aucune voiture n’est passée sur la piste ! On discute avec des bucherons, ils nous déposent au prochains village on n’a pas attendu pour rien car ils nous offrent des gros sandwichs. S’en suivent quelques kilomètres à pied puis une autre voiture s’arrête. Maria une Mapuche (les Mapuches constituent le principal peuple indigène du sud des Andes), nous avance de quelques bornes et insiste pour nous offrir un jus de fruit frais chez elle avant de nous laisser repartir…sympas les gens !

A Curacarehue la dernière voiture est la bonne, Doug un américain, nous dépose exactement à l’endroit voulu et puis comme c’est la journée des gentils, les bureaux du parc sont fermés donc on ne paye pas l’entrée. Nous passons la soirée avec Doug sur le lieu de bivouac à l’entrée du parc Villarrica.

3eme jour : 12km, D+: 800m

Encore une montée dans la forêt à se faire attaquer par des essaims de taons, puis nous débarquons au bord d’un lac, on avait prévu d’aller plus loin mais la plage du lac est belle et surtout, il n’y a pas un chat! On a encore une fois le parc pour nous tous seuls! Alors on passe le reste de la journée et la nuit sur place.

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4eme jour : 24km, D+ : 1100m d- : 900m.

Bon, marcher dans les forets millénaires c’est mignon mais on aimerait bien passer à autre chose. Vœux exhaussés ! On passe un col (belle vue sur le volcan Lanin, un gros pépère, le plus haut de la région 3740 m) et on se retrouve en plein désert volcanique ! Il n’y a pas un centimètre carré d’ombres, on brûle, on a soif, c’est la traversé du désert…

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A midi on trouve de l’eau fraiche qui descend directement d’un névé, on tend une bâche grâce à nos bâtons pour se protéger du soleil et on y reste un moment le temps que le soleil baisse un peu. On termine cette longue journée à 19h, après avoir contourné la superbe laguna Azul… On plante encore la tente dans un décor incroyable, en face du volcan Villarrica.

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5eme jour : 16km, d- : 1100m.

La descente vers Pucon est plus longue que prévu, on finira par se faire prendre en stop par une famille de chiliens.

L’ascension du volcan Lonquimay (2865 m)

2 janvier 2014 at 15 h 45 min

Le 16 décembre

On se lève de bonne heure, aujourd’hui c’est un gros morceau! On nous dépose à l’entrée de la station de ski, à 1450 mètres d’altitude. Le sommet du Lonquimay étant à 2865 m il n’y a pas besoin d’être très fort en math pour comprendre que c’est plus long que les 1100 mètres de dénivelé dont on nous a parlé.

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 Bon ce n’est pas gagné! En plus le chemin n’est vraiment pas agréable, le premier tiers de l’ascension se fait sous des remontées mécaniques, le deuxième on se taille des marches dans un névé. Le dernier tiers devient totalement pourri, on marche invariablement sur des scories, la trace ne décrit pas de lacets mais monte tout droit dans une pente à 45 degrés sur une arête pas bien large. Heureusement que l’on a des bâtons de marche, sans, c’était impossible. Mais arrivés en haut quelle récompense, la vue est juste dingue !

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 Nous sommes les seuls à grimper le volcan aujourd’hui. La visibilité est telle que l’on voit à plus de 150 km! On voit une bonne douzaine de volcan, l’océan Pacifique, la pampa Argentine et…de gros nuages se former! Heu…je crois qu’il faut descendre là…oui et vite. Seulement voilà, la descente de l’arête n’est pas dangereuse mais on ne peut pas accélérer non plus.

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L’ambiance devient très électrique, l’orage commence à déposer sa foudre dans tous les sens dont un à deux kilomètres de notre position. La situation n’est pas critique mais on n’a vraiment pas l’impression d’être au bon endroit au bon moment. Alors quand on sort de l’arête on trace, c’est un peu comme descendre une dune de sable, on est rapidement en bas. On profite encore une nuit du terrain d’André et de sa cascade puis on part vers Pucon plus au sud. On fera quasiment tout le trajet avec Hugo qui nous fait monter dans son beau camion!

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