Ultima Estacion, Tierra del Fuego.

19 mars 2014 at 23 h 37 min

 

Pour ce dernier post, on vous emmène en Terre de Feu. Cette ile est séparée du continent par le détroit de Magellan et elle doit son nom aux feux que faisaient les indiens Yagans qui peuplaient l’ile. En effet ils avaient la coutume de vivre nus (choix contestable à ces latitudes) et de seulement utiliser les peaux de bêtes comme couverture. Alors forcément ils passaient leur temps près d’un feu jusqu’à en faire aussi sur leurs pirogues! Malheureusement et comme souvent en Amérique du sud l’histoire se termine mal pour les indiens et les descendants de cette tribu se comptent sur les doigts d’une main.

Nous c’est bien emmitouflés dans nos Gore-tex que l’on traverse à bord d’un ferry le détroit de Magellan et nous avons droit à une surprise de taille, en plus des albatros, des baleines et des dauphins viennent nous souhaiter la bienvenue!

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Le ferry nous débarque vers midi à Porvenir, un village où il ne se passe pas grand-chose et où ne passent pas beaucoup de voiture. Il fallait bien que cela arrive, après six heures d’attentes on le tient notre échec. On traine dans Porvenir jusqu’au moment ou un Chilien nous propose de s’installer dans son jardin pour la nuit.

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Le matin suivant on a plus de chance, un premier gaucho s’arrête, il nous dépose 100 bornes plus loin devant le portail de son estancia. C’est-à-dire au beau milieu de nulle part mais au moins on est sur le bord de mer et au loin on aperçoit les montagnes enneigées de la cordillère de Darwin… Des dauphins viennent chasser sur le rivage, ca nous occupe une bonne heure le temps qu’un autre véhicule s’arrête.

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La seule colonie de manchots royaux d’Amérique du sud se trouve à 300 mètres de la piste. Le manchot royal arrive en deuxième position derrière l’empereur en termes de taille et atteint quasiment le mètre. On ne se lasse pas d’observer ces oiseaux qui paraissent si familiers de par leurs postures et leurs comportements.

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On sort de la réserve vers 15h, on n’y croit pas du tout mais on tente le stop car on aimerait bien aller jusqu’à la frontière argentine et y passer la nuit. Les choses s’accélèrent, on est pris par un couple de Buenos Aires, on passe la frontière avec eux puis une autre voiture nous emmène à Ushuaia, le terminus.

 Cette fois ci on ne fait pas d’entorse à la règle et on laisse au repos le genou douloureux. Mais voilà, à Ushuaia, mis à part marcher ou se payer des excursions en bateau il n’y pas grand-chose à faire. Alors on se fait des potes, on achète de la viande, du vin et on festoie! Ce n’est pas tous les jours que l’on est au bout du monde!

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On repart d’Ushuaia toujours en stop, direction Montevideo, ce qui ne manque pas de faire sourire les personnes qui s’arrêtent. Ce fut un trajet épique de 5 jours, 3500 kilomètres avec 22 véhicules différents.

Il nous reste trois semaines avant le retour en France, on va tranquillement les passer bien au chaud en Uruguay, une caipirinha dans une main et un mate dans l’autre…

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Notre voyage touche à sa fin, il y a 18 mois en partant avec notre aller simple pour Katmandou on était loin de s’imaginer venir en Amérique du sud. C’est l’avantage de ces itinéraires au long cours, on se laisse aller à nos envies!

Ce n’est pas facile de choisir les mots pour conclure cette étape de notre vie qu’aura été ce fabuleux voyage. C’est une expérience incroyable, qui nous aura beaucoup appris, sur les autres cultures, sur nous, sur la vie…Et que dire de la randonnée (vous avez dû remarquer que l’on aime bien ça), cela a été le fil conducteur de ce voyage. Nous y avons vu les paysages les plus spectaculaires et  il faut avouer que l’on se sent un rarement aussi libre que lorsque l’on se trouve là haut. On a fait un rapide calcul, sur les 108 jours de trekking, nous avons parcouru environ 1400 kilomètres à pied et dans quels cadres !! L’Himalaya, les volcans indonésiens, les hautes cordillères des pays andins et la Patagonie. On dit que le voyage forme la jeunesse, peut être, mais ça forme surtout les mollets 🙂

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Nous voulons remercier toutes les personnes formidables que nous avons rencontrées, sous toutes les latitudes et de toutes les nationalités sans qui ce voyage n’aurait pas été le même.

On vous remercie de nous avoir suivis et on espère que vous avez passé du bon temps dans le Voyaginarium.

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Complètement patagonique!

15 mars 2014 at 18 h 57 min

A El Calafate, nous sommes allés voir l’incontournable glacier Perito Morreno, un réseau de passerelles permet de s’approcher du front du glacier qui mesure 5 kilomètres de larges et 80 mètres de hauts : respect!

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Nous sommes restés 5h et nous avons assistés à plusieurs chutes de glace.  C’est ce moment où un bloc de glace de plusieurs centaines de tonnes se fissure et s’effondre dans le lac dans un fracas génial (à voir sur la vidéo).

 

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Torres Del Paine.

4 jours, 65 Km.

Toujours plus au sud on est de retour au Chili, dans le charmant village de Puerto Natales. A la base, on s’était programmé un tour de 8 jours dans le parc Torres Del Paine, entorse oblige, on raccourcit le tout et on se contente des parties planes. L’accès au parc est cher et les chemins très fréquentés a cette période, alors est ce que les Torres en valent la peine? Oui absolument.

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Pour ce dernier trek, on va être bref :

– comme souvent en Patagonie, l’érosion glaciaire a sculpté des belles tours de granite, qui ici dominent de plus de 3 km un parterre de lacs bleu ciel.

– Il y a eu des tornades sur les mêmes lacs bleu ciel.

– On a aussi vu un sérac qui se détache du haut d’une montagne pour terminer sa course 2500 mètres plus bas, fracas génial, respect.

– Du vent, du vent et du vent.

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Paso del Viento (et pas qu’un peu).

28 février 2014 at 23 h 37 min

 

L’idée de cette rando est d’avoir une vue sur le « Campo Hielo » (champ de glace), qui se trouve derrière les tours de granite d’El Chalten, ce champ de glace est la troisième plus grande calotte glaciaire au monde après l’Antarctique et le Groenland, rien que ça! Une rando qui un a goût plus sauvage que la précédente, il  y a beaucoup moins de monde dans cette partie du parc, un torrent à franchir en tyrolienne et des sentiers de haute montagne.

3 jours, 48 km, +2200m, -2200m.

Le premier jour on part d’El Chalten pour rejoindre un campement dans la vallée du Rio Tunnel à travers des paysages alpins, beaucoup de vent à signaler sur la fin du parcours mais le campement est lui bien abrité.

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Le deuxième jour avant de partir du camp on rencontre Etan, un Néo-Zélandais, la journée étant assez engagée, il préfère être accompagné et en plus il a des baudriers pour nous faire traverser la rivière à l’aide de la tyrolienne et non à gué, c’est parfait.

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Après avoir passé une moraine, on se retrouve à marcher sur un beau glacier pendant 2 kilomètres.

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Ensuite ça monte, nous prenons de la hauteur et nous avons vu sur un deuxième glacier encore de belle taille. Cela a de la gueule…

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On arrive sur un large col, où l’on voit la calotte glaciaire, c’est impressionnant!  Pas mal de vent au col mais ca va, cela nous amuse.

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A la fin de la journée, après avoir redescendu et traversé la tyrolienne dans l’autre sens, le vent se met à souffler de façon hallucinante, aspirant l’eau des lacs à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. On gère mais la progression est délicate, ca nous amuse toujours car tous les trois on n’a jamais vu un vent pareil. A quelques centaines de mètres du campement, une nouvelle rafale arrive beaucoup plus forte que les autres, Laeti et Etan flairent le danger et se jettent par terre, pas moi. Un hurlement assourdissant se fait entendre, le temps que je comprenne que ce n’est pas bon et c’est déjà trop tard, j’ai pris trop vitesse, je vole déjà, je ne contrôle plus rien. Je m’écrase comme une pauvre m…. une petite dizaine de mètres plus loin sur un tas de pierre.

Le hurlement de la rafale s’arrête, je suis sonné, c’est le moment de doute où j’ai mal partout et je me demande combien d’os je me suis cassé.  J’entend Etan, complètement halluciné: « you flew men, you flew!!! » Suivi d’un « how bad is it?”. Bilan : voler contre son gré c’est désagréable, ca fait une bosse à la tête et surtout une entorse au genou. Rien de grave mais c’est une mauvaise nouvelle car on avait encore de belles ballades de prévues.

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Le troisième jour, lors du retour sous la pluie à El Chalten, on s’est beaucoup moins marré qu’à l’aller.