La jungle de Ko Tarutao

22 avril 2013 at 9 h 50 min

On arrive sur cette ile de 26km de long sur 11km de large dans l’idée de planter la tente. A Ko Tarutao la nature a encore tous les droits. Ici pas de village ou de guesthouse, tout est administré par le parc. Et justement en arrivant au bureau d’information de l’ile les rangers nous informent que l’on peut camper mais qu’il faut faire très attention aux singes (d’autres voyageurs nous avaient prévenus qu’ici les bestiaux pouvaient être de vrai casse c…) mais le mec avec qui on discute est très sérieux il nous dit qu’ils ont causé des gros problèmes dernièrement, ils rodent en bande à la recherche de nourriture et n’hésitent pas à déchirer les tentes. Évidemment nous avons un bon stock de nourriture avec nous alors se faire braquer par une bande de macaques n’est pas envisageable. Notre tente est jeune et inexpérimentée, l’idée de la laisser sans défenses et à la merci des primates nous fend le cœur! Après moult hésitations  et un peu déçu on oublie le camping.  On se paiera donc un bungalow au prix « parc national », pas vraiment dans nos standards.

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Le lendemain on part en rando avec pour objectif une cascade à 11 km de la, les 4 premiers kilomètres se font sur l’unique route de l’ile puis nous bifurquons sur une piste qui débouche sur une autre plage munie elle aussi de quelques bungalows, l’endroit est paisible et très beau mais les singes sont partout, attention de ne pas trop s’en approcher, ils sont prêts à vous sauter dessus toutes griffes dehors. On est loin des singes tranquilles que l’on a pu apercevoir précédemment. Nous continuons notre route en direction d’une troisième plage sur le chemin nous essayons d’être attentif aux bruits de la forêt nous apercevons lézards, souris, oiseaux tropicaux dont le calao (sorte de toucan), insectes multicolores, écureuils, papillons géants et une étrange espèce de furet noir et blanc se déplaçant dans les arbres. La végétation est luxuriante, des arbres culminent à 40m de hauteurs, des lianes étrangleuses semblent étouffer leurs hôtes. Nous arrivons finalement sur la troisieme plage, on s’arrête reprendre des forces dans un petit resto.

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Nous nous enfonçons maintenant dans la jungle sur un petit sentier à la recherche de cette cascade indiquée à 3km depuis la dernière plage, le chemin est interminable nous marchons maintenant dans le lit de la rivière, on s’inquiète un peu on est en fin de saison sèche alors bien sûr on ne s’attend pas à des chutes extraordinaires mais on espère quand même pouvoir se baigner! Après une heure et demie à remonter la rivière on y arrive enfin  un joli bassin nous y attend, comme prévu la cascade ne ressemble à rien. Une longue pause et nous entamons le chemin du retour. Grâce à la marée basse nous pouvons faire les derniers kilomètres sur la plage ou nous assistons a une migration de milliers de crabes nains. Juste avant d’arriver nous faisons une brève excursion en territoire ennemi, elles sont là, les sandflies! Hors de question de revivre les démangeaisons provoquées par ces horribles insectes qui avaient duré dix jours, nous entamons un sprint final pour achever ces 22 kilomètres. Nos jours en Thaïlande sont comptés nous nous dirigeons vers notre dernière destination avant de passer en Malaisie: ko lipe

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