La traversée des Andes.

La traversée des Andes.

 

5 jours, 80 Kilometres, D+ 1500 m, D-  2000 m.

On a donc réussi à décrocher quelques informations sur cette traversée. Elle durerait cinq ou six jours, du paso Léon en Argentine jusqu’à Cochamo sur les rives du Pacifique au Chili. Quelques mots reviennent sans cesse: boue, forêt, humidité et isolement! Bon ça a l’air chouette! On retrouve Anthony à Bariloche pour s’organiser et surtout acheter une semaine de provision.
Un détail qui a son importance : c’est un aller simple. Cette fois ci, il n’est pas question de laisser les affaires inutiles à la marche, on portera tout. Le lendemain, on part donc, menhir sur le dos, jusqu’à une intersection sur la route 40. On parcourt tant bien que mal les 43 km en stop jusqu’à la frontière. Le douanier nous indique un chemin pour descendre près du rio Manso, une rivière couleur menthe. On plante la tente et on se met à pécher. Notre canne attrape sa première truite!

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1er jour : passage de douane.
On part faire nos tampons de sortie à la douane Argentine, on marche un kilomètre on traverse le rio Manso puis on tamponne du coté Chilien. C’est peut être la douane la plus tranquille du monde, une petite maison au milieu d’un champ ou broutent des chevaux…à l’intérieur un agent souriant visiblement heureux d’avoir quelque chose à faire et des gens avec qui discuter! On continue sur une dizaine de kilomètre, le chemin est pas évident à négocier avec nos menhirs mais on s’en sort. On trouve un petit coin d’herbes pour poser nos tentes.

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2eme jour : poisson à profusion.

Il pleut de six heures à midi. Les chemins sont détrempés. Alors on décide de ne pas marcher aujourd’hui, on se cale sur une petite pointe rocheuse non loin du campement, il n’y a que nous, les condors et les poissons. Et notre canne pêche a été une vrai pourfendeuse de truite!

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3eme jour : promenons nous dans les bois.

On quitte avec un petit pincement au cœur le nourricier rio Manso et on monte jusqu’au lac Vidal Gomez. On croise de temps en temps des petites habitations en bois. On longe le lac sur toute sa longueur. Pour l’instant ca va, le chemin est humide mais ça reste raisonnable, ça ne va pas durer. On campe au bord du lac, sur le terrain d’un couple d’une cinquantaine d’années. Ils vivent à 50 km de la première route alors on peut vous dire que ici  ils ne sont pas emmerdés.

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4 eme jour: danse avec la boue.

Dur, dur, une succession de montées et de descentes dans des tranchées boueuses de plusieurs mètres de profondeur, dans les tréfonds de la forêt humide notre progression est lente, il faut enjamber des troncs, traverser des rivières à gué et essayer de ne pas se vautrer! On campe à el Arco, une armée de taons nous attendent sur place, le combat fait rage jusqu’au coucher du soleil. Dommage pour eux, nous sommes devenus experts pour les éclater!

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5eme jours : la vallée des merveilles.

On descend la vallée de Cochamo, ici il y a des sommets de granite qui feraient penser à un petit Yosemite! C’est juste magnifique ! il y a aussi un tobogan en granite qui serait un endroit parfait si l’eau n’était pas si glacée. On n’est plus très loin de la route alors du coup on commence à croiser pas mal de monde. On aimait bien notre isolement alors on passe le camping de la Junta et on s’arrête dans une clairière à 1heure de là.

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6 eme jours : viande!

On marche encore quelques heures, puis on arrive à Cochamo, un petit village sur les bords d’un fjord.

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Posted on: 4 février 2014Yo et Laeti

3 thoughts on “La traversée des Andes.

  1. Bonjour,

    on part en décembre à deux et à vélo de Bariloche pour descendre la Carretera puis rejoindre Ushuaia.

    Votre itinéraire au coeur des Andes nous fait un peu rêver (en fait, l’ensemble du site est une merveille !) et puisqu’on cherche un passage sympa pour rejoindre la Carretera depuis Bariloche, ce pourrait être une solution.
    Il y a l’air d’y avoir eu des passages un peu galère (doux euphémisme !). Est-ce que vous pensez qu’à vélo ça passe ? C’est certain que s’il faut tout porter pendant deux heures, ce ne sera pas possible pour nous mais si ce sont juste des passages galères où on peut faire plusieurs aller-retours avec les affaires comme pour passer une rivière, ça devrait bien aller ! ça à vraiment l’air magnifique, il serait dommage de ne pas emprunter ce chemin si cela s’avère possible et puis on serait sûr de ne pas être ennuyer par le trafic !

    J’espère que vous pourrez prendre le temps de nous répondre.

    Très bonne journée.

    Océane et Théo

    1. Bonjour,

      Comme vous l’avez signalé, à pied ce n’était pas une partie de plaisir, alors à vélo il va falloir pousser sur quasiment tout le parcours, les troncs d’arbres au milieu du chemin, les passages à guet sans compter la boue que qui va pénétrer le moindre rouage de vos machines: ca va être la misère! Par contre ce qui me parait plus réaliste, c’est de passer tout de même la frontière et de descendre le long du rio Manso jusqu’au village de Puelo au lieu de bifurquer vers le nord et le lac Vidal Gomez ainsi vous évitez les passages les plus durs situés le long du lac et sur la route du col et vous empruntez un chemin qui a droit a un minimum d’entretient. Tenez nous au courant et surtout n’oubliez pas la canne a pèche!

      Yo

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