Les mines de Potosi.

Potosi doit sa renommée à son altitude (la ville la plus élevé au monde à 4100m), mais aussi à ses mines d’argents. La ville a été crée par les espagnols en 1545 après la découverte d’un filon d’argent dans le Cerro Rico ci dessous.

Ses mines se sont révélés les plus productives et lucratives au monde. La ville a connue un tel essor qu’elle est devenue à la fin du XVIII siècle la citée la plus grande et la plus riche d’Amérique. Les Rois d’Espagne auraient touchés personnellement 20 pour cents de la production des mines…Très vite, des milliers d’esclaves indiens sont envoyé dans les mines. Vue les conditions, beaucoup d’indien sont victimes de silicose et d’accident de travail. La main d’œuvre étant insuffisante les espagnols font alors venir des esclaves africains. A partir de 1572 les esclaves sont obligés de travailler 12 heures par jour et de demeurer sous terre durant 4 mois d’affiler sans voir la lumière du jour. Au total, on estime que entre 1545 et 1825, 8 millions d’africains et d’indiens meurent dans des conditions atroces dans les mines de Potosí.

Aujourd’hui les mines du Cerro Rico sont coopératives. On y extrait surtout de l’étain, du zinc, du plomb et de l’argent. Des visites sont organisée, avant de se rendre dans une des 400 mines en activités, ont nous prêtes un équipement et ensuite nous partons au marché des mineurs pour acheter quelques choses a leur offrir .


On remerciera Mat pour son sourire irrésistible…Notre guide, ancien mineur, ce charge de choisir les cadeaux: soda, feuilles de coca, alcool potable a 96 degrés ainsi qu’un bâton de dynamite en vente libre ( 1 euro 50).

Nous entrons dans la mine, tout de suite l’air suffoquant se fait sentir. De plus des gaz nocifs que renferme la terre, le nitroglycérine et l’acétylène utilisés à chaque explosion se mélange à l’air comprimé qui traverse des tuyauteries en plomb délabrées…Nous pénétrons alors dans un véritable labyrinthe. Puisqu’ils croient en dieu, les mineurs croient aussi à la présence du diable sous terre. Notre guide nous emmène voir « El Tio » qui représente en fait le diable, leur environnement de travail ressemblant si fort à l’enfer qu’ils lui font des offrandes pour essayer de l’apaiser.

Un peut plus loin dans la mines nous tombons nez à nez avec deux mineurs qui poussent un wagon contenant une tonnes et demi de minerai, le guide nous explique qu’ils le remontent 10 à 13 fois par jour jusqu’à la surface. Nous leur demandons leurs ages, il nous répondes alors 14 et 15 ans…pas franchement enchantés de ce que nous venons de voir, nous descendons encore pour nous raprocher d’un bruit assourdissant, celui des foreuses qui perce la roche pour y inséré la dynamite. L’air saturé de poussières devient irrespirable, juste derrière les foreurs, un mineur pas beaucoup plus agès que les deux autres tente de mettre en place des rails, le tout sans masque ni foulard.

Ensuite, les volontaires suivent le guide à l’étage inférieure par une échelle instable. En bas, les mineurs sont remontés grâce à une corde, ils nous invitent à boire un mélange fait à base d’alcool potable.

Un bruit sourd se fait entendre, puis un autre et encore un autre. Les parois tremblent, des graviers tombent sur notre casque. Nous ne sommes pas rassuré, les mineurs ont fait explosés leur charges de tnt deux niveaux plus haut. Après quatre heures de visite nous sortons enfin a l’air libre, ce fut très intéressant mais aussi choquant. Il faut dire que les mineurs ont des conditions de travailles peut enviables. Les mineurs meurent souvent de silicose entre 10 et 20 ans après leur premiers jours dans la mine, mais les salaires, deux fois plus élevés que la moyenne poussent les enfants à quitter les campagnes pour se rendre sous terre.

Posted on: 21 mars 2008yo

5 thoughts on “Les mines de Potosi.

  1. paysages aux couleurs sublimes a tupiza pumamarca
    envers du decor terrible pour ces
    mineurs au travail dans les entrailles de la terre….
    dur…

  2. On a beau savoir qu’il se passe des choses terribles comme celles que vous décrivez , cela impressionne encore plus au travers d’un témoignage comme le votre.Cela ne doit pas être tout à fait pareil de reprendre la route après çà!

  3. Hola! ya por Potosí guau!! Nosotras volviendo a Buenos Aires…
    Muy lindos con casquitos de mineros…
    Besos de sus amigas argentinas
    Belén y Claudia.

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