L’Ascension du Sollipulli (ou presque) et le parc Conguillo.

31 décembre 2013 at 16 h 51 min

Le 13 décembre:

Ce matin en partant de Melipeuco, on ne se doutait pas que se rendre au départ de l’ascension aller être si compliqué : Cinq voitures différentes et beaucoup d’attente pour finalement combler de longues distances à pied. Sur la route quelques bonnes surprises, une vielle coulée de lave du 18e siècle descendue du volcan Llaima et cerise sur le gâteau : des cerisiers à foison.

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Sept heures plus tard et 25 km plus loin nous arrivons donc à l’entrée du parc où l’on s’enregistre. Le garde forestier nous explique où poser la tente et comment aller  au sommet, MAIS, dans ces contrées reculées du Chili l’accent est terrible. Laeti regrettera ses paroles de la veille « mais qu’est-ce que tu racontes, on les comprend bien ces Chiliens! ». Bon, à défaut d’avoir tout compris on aura bien rigolé.

Le 14 décembre:

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Le lendemain, nous partons vers 6h30, la première partie dans la forêt ne pose pas de problème. Nous prenons de l’altitude, on marche maintenant sur des scories, nous voyons le sommet du Sollipulli (2282 m), des chemins partent à gauche, à droite et tout droit. Ici c’est la fin du printemps et il reste de gros névés, nous les évitons en prenant le chemin du milieu (mauvais choix!). Nous nous retrouvons sur une arête rocheuse, on croit que ça passe mais les rochers ne tiennent pas en place, ils partent dans tous les sens. Dommage, le sommet est droit devant nous à 100 m, mais on ne veut pas prendre de risques et on a la flemme de redescendre pour tenter l’ascension par un autre chemin. Nous nous arrêtons donc là, nous avons tout de même une belle vue sur les volcans Llaima, Sierra Nevada, Lonquimay, ainsi que sur une partie du cratère du Sollipulli et de son glacier.

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Comme toujours, la descente dans les scories est rapide et efficace. Et le reste se fait tout aussi facilement. Arrivés à la zone de bivouac, nous retrouvons le garde forestier, maudit accent chilien on comprendra finalement que la veille il nous avait tout expliqué. Morale de l’histoire : plutôt que se moquer on aurait du lui demander de répéter 🙂 Nous démontons la tente et à l’ombre d’un arbre il nous faudra patienter presque 3 heures avant qu’une voiture ne passe et nous dépose à Melipeuco.

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Le 15 décembre:

Après le semi-échec du Sollipulli, on décide de se rendre au Lonquimay, un autre volcan à une cinquantaine de kilomètres au nord. Pour s’y rendre on empreinte la piste qui traverse le parc Conguilo, le stop marche bien, très bien même. Certaines vues du parc sont superbes, les coulées de lave obstruent les rivières et créent des lacs de couleur jade. 70 km et 7 voitures plus tard on rencontre André, un Chilien d’origine française, il nous explique concrètement que notre plan de dormir au pied du volcan est foireux, il n’y a rien la haut et surtout pas d’eau, il nous propose de dormir sur son terrain et de monter en stop de bon matin. On est content c’est gratuit, et en plus André a une cascade de 10 mètres sur son terrain, la classe!

A suivre…

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