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Patagonie Archives - Yohann François

Patagonie

Ultima Estacion, Tierra del Fuego.

 

Pour ce dernier post, on vous emmène en Terre de Feu. Cette ile est séparée du continent par le détroit de Magellan et elle doit son nom aux feux que faisaient les indiens Yagans qui peuplaient l’ile. En effet ils avaient la coutume de vivre nus (choix contestable à ces latitudes) et de seulement utiliser les peaux de bêtes comme couverture. Alors forcément ils passaient leur temps près d’un feu jusqu’à en faire aussi sur leurs pirogues! Malheureusement et comme souvent en Amérique du sud l’histoire se termine mal pour les indiens et les descendants de cette tribu se comptent sur les doigts d’une main.

Nous c’est bien emmitouflés dans nos Gore-tex que l’on traverse à bord d’un ferry le détroit de Magellan et nous avons droit à une surprise de taille, en plus des albatros, des baleines et des dauphins viennent nous souhaiter la bienvenue!

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Le ferry nous débarque vers midi à Porvenir, un village où il ne se passe pas grand-chose et où ne passent pas beaucoup de voiture. Il fallait bien que cela arrive, après six heures d’attentes on le tient notre échec. On traine dans Porvenir jusqu’au moment ou un Chilien nous propose de s’installer dans son jardin pour la nuit.

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Le matin suivant on a plus de chance, un premier gaucho s’arrête, il nous dépose 100 bornes plus loin devant le portail de son estancia. C’est-à-dire au beau milieu de nulle part mais au moins on est sur le bord de mer et au loin on aperçoit les montagnes enneigées de la cordillère de Darwin… Des dauphins viennent chasser sur le rivage, ca nous occupe une bonne heure le temps qu’un autre véhicule s’arrête.

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La seule colonie de manchots royaux d’Amérique du sud se trouve à 300 mètres de la piste. Le manchot royal arrive en deuxième position derrière l’empereur en termes de taille et atteint quasiment le mètre. On ne se lasse pas d’observer ces oiseaux qui paraissent si familiers de par leurs postures et leurs comportements.

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On sort de la réserve vers 15h, on n’y croit pas du tout mais on tente le stop car on aimerait bien aller jusqu’à la frontière argentine et y passer la nuit. Les choses s’accélèrent, on est pris par un couple de Buenos Aires, on passe la frontière avec eux puis une autre voiture nous emmène à Ushuaia, le terminus.

 Cette fois ci on ne fait pas d’entorse à la règle et on laisse au repos le genou douloureux. Mais voilà, à Ushuaia, mis à part marcher ou se payer des excursions en bateau il n’y pas grand-chose à faire. Alors on se fait des potes, on achète de la viande, du vin et on festoie! Ce n’est pas tous les jours que l’on est au bout du monde!

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On repart d’Ushuaia toujours en stop, direction Montevideo, ce qui ne manque pas de faire sourire les personnes qui s’arrêtent. Ce fut un trajet épique de 5 jours, 3500 kilomètres avec 22 véhicules différents.

Il nous reste trois semaines avant le retour en France, on va tranquillement les passer bien au chaud en Uruguay, une caipirinha dans une main et un mate dans l’autre…

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Notre voyage touche à sa fin, il y a 18 mois en partant avec notre aller simple pour Katmandou on était loin de s’imaginer venir en Amérique du sud. C’est l’avantage de ces itinéraires au long cours, on se laisse aller à nos envies!

Ce n’est pas facile de choisir les mots pour conclure cette étape de notre vie qu’aura été ce fabuleux voyage. C’est une expérience incroyable, qui nous aura beaucoup appris, sur les autres cultures, sur nous, sur la vie…Et que dire de la randonnée (vous avez dû remarquer que l’on aime bien ça), cela a été le fil conducteur de ce voyage. Nous y avons vu les paysages les plus spectaculaires et  il faut avouer que l’on se sent un rarement aussi libre que lorsque l’on se trouve là haut. On a fait un rapide calcul, sur les 108 jours de trekking, nous avons parcouru environ 1400 kilomètres à pied et dans quels cadres !! L’Himalaya, les volcans indonésiens, les hautes cordillères des pays andins et la Patagonie. On dit que le voyage forme la jeunesse, peut être, mais ça forme surtout les mollets 🙂

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Nous voulons remercier toutes les personnes formidables que nous avons rencontrées, sous toutes les latitudes et de toutes les nationalités sans qui ce voyage n’aurait pas été le même.

On vous remercie de nous avoir suivis et on espère que vous avez passé du bon temps dans le Voyaginarium.

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Complètement patagonique!

A El Calafate, nous sommes allés voir l’incontournable glacier Perito Morreno, un réseau de passerelles permet de s’approcher du front du glacier qui mesure 5 kilomètres de larges et 80 mètres de hauts : respect!

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Nous sommes restés 5h et nous avons assistés à plusieurs chutes de séracs.  C’est ce moment où un bloc de glace de plusieurs centaines de tonnes se fissure et s’effondre dans le lac dans un fracas génial (à voir sur la vidéo).

 

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Torres Del Paine.

4 jours, 65 Km.

Toujours plus au sud on est de retour au Chili, dans le charmant village de Puerto Natales. A la base, on s’était programmé un tour de 8 jours dans le parc Torres Del Paine, entorse du genou oblige, on raccourcit le tout et on se contente des parties planes. L’accès au parc est cher et les chemins très fréquentés a cette période, alors est ce que les Torres en valent la peine? Oui absolument.

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Pour ce dernier trek, on va être bref :

– comme souvent en Patagonie, l’érosion glaciaire a sculpté des belles tours de granite, qui ici dominent de plus de 3 km un parterre de lacs bleu ciel.

– Il y a eu des tornades sur les mêmes lacs bleu ciel.

– On a aussi vu un sérac qui se détache du haut d’une montagne pour terminer sa course 2500 mètres plus bas dans un fracas spectaculaire.

– Du vent, du vent et du vent.

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Paso del Viento (et pas qu’un peu).

 

L’idée de cette rando est d’avoir une vue sur le « Campo Hielo » (champ de glace), qui se trouve derrière les tours de granite d’El Chalten, ce champ de glace est la troisième plus grande calotte glaciaire au monde après l’Antarctique et le Groenland, rien que ça! Une rando qui un a goût plus sauvage que la précédente, il  y a beaucoup moins de monde dans cette partie du parc, un torrent à franchir en tyrolienne et des sentiers de haute montagne.

3 jours, 48 km, +2200m, -2200m.

Le premier jour on part d’El Chalten pour rejoindre un campement dans la vallée du Rio Tunnel à travers des paysages alpins, beaucoup de vent à signaler sur la fin du parcours mais le campement est lui bien abrité.

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Le deuxième jour avant de partir du camp on rencontre Etan, un Néo-Zélandais, la journée étant assez engagée, il préfère être accompagné et en plus il a des baudriers pour nous faire traverser la rivière à l’aide de la tyrolienne et non à gué, c’est parfait.

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Après avoir passé une moraine, on se retrouve à marcher sur un beau glacier pendant 2 kilomètres.

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Ensuite ça monte, nous prenons de la hauteur et nous avons vu sur un deuxième glacier encore de belle taille. Cela a de la gueule…

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On arrive sur un large col, où l’on voit la calotte glaciaire, c’est impressionnant!  Pas mal de vent au col mais ca va, cela nous amuse.

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A la fin de la journée, après avoir redescendu et traversé la tyrolienne dans l’autre sens, le vent se met à souffler de façon hallucinante, aspirant l’eau des lacs à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. On gère mais la progression est délicate, ca nous amuse toujours car tous les trois on n’a jamais vu un vent pareil. A quelques centaines de mètres du campement, une nouvelle rafale arrive beaucoup plus forte que les autres, Laeti et Etan flairent le danger et se jettent par terre, pas moi. Un hurlement assourdissant se fait entendre, le temps que je comprenne que ce n’est pas bon et c’est déjà trop tard, j’ai pris trop vitesse, je vole déjà, je ne contrôle plus rien. Je m’écrase comme une pauvre m…. une petite dizaine de mètres plus loin sur un tas de pierre.

Le hurlement de la rafale s’arrête, je suis sonné, c’est le moment de doute où j’ai mal partout et je me demande combien d’os je me suis cassé.  J’entend Etan, complètement halluciné: « you flew men, you flew!!! » Suivi d’un « how bad is it?”. Bilan : voler contre son gré c’est désagréable, ca fait une bosse à la tête et surtout une entorse au genou. Rien de grave mais c’est une mauvaise nouvelle car on avait encore de belles ballades de prévues.

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Le troisième jour, lors du retour sous la pluie à El Chalten, on s’est beaucoup moins marré qu’à l’aller.

 

Les tours d’El Chalten.

Nous sommes  arrivés au Chili par une frontière pédestre nous repartons par une autre!  Pour aller de Villa O’Higgins (le dernier village de la carretera australe pour ceux qui ne suivent pas !) à El Chalten (en Argentine), il y a qu’une seule solution viable, prendre un bateau pour traverser le lac O’Higgins puis marcher une quarantaine de kilomètres jusqu’à la prochaine route.

1 er jour. 22 km, +500, -500.

Après avoir laissé un bras au capitaine du navire, nous passons le train train habituel de l’immigration, puis on entame les 22 kilomètres de marche forcée, sous un temps tout pourri qui nous rappelle que nous sommes bien à 50 degrés sud.  Plus tard dans la journée nous arrivons sur le lago Desierto où se trouve l’immigration Argentine et le campement, le lac grouille de truites saumonées, l’ambiance est tout à fait patagonique.!

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2 eme jour. 25 km, +700, -700.

Toujours pas de route, donc soit on longe le lago Desierto sur un chemin interminable qui apparemment ne ferait que monter et descendre, soit il faut payer un bateau. On laisse le bateau à d’autres, le capitaine Chilien nous a tout pris. On marche, Il se met à pleuvoir et 25 km sous la pluie c’est long…alors ce n’est pas une journée que l’on a particulièrement appréciée. En fin d’aprés midi, une fois sur la route, on se remet à faire du stop, mouai ce n’est pas le Chili ici, les Argentins sont plus réticents, on est pris tant bien que mal jusqu’à El Chalten, dans la benne d’un pick-up ! Mais la benne, c’est beaucoup mois fun quand une pluie à te glacer les os tombe à l’horizontale! Hors de question de monter la tente, on s’offre un lit dans une auberge, le premier depuis trois semaines.

La plus belle des montagnes?

3 eme jour.  10km, +600.

On enchaine tout de suite la deuxième rando, toujours sous un temps déplorable on se rend au pied du mont Fitz Roy où l’on campe. Contrairement à nos précédentes randonnée en Patagonie,  le « parque de los glaciares » grouille de monde.

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4 eme jour. 27 km, +1000, -1300.

Le vent est tombé pendant la nuit, la fameuse montagne s’est libérée de ses nuages…on monte à la Laguna de Los Tres pour voir le lever de soleil sur le massif du Fitz Roy, un enchainement de tours de granite dont la principale culmine à 3404 mètres de hauteur, le tout flanqué de gros glaciers. On en a vu des belles montagnes pendant notre voyage, mais là on atteint des sommets 🙂

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On profite du beau temps pour aller voir le Cerro Torre (3102 m), encore une belle tour de granite, un fantasme de grimpeur d’une verticalité impressionnante.  « Longtemps il fut considéré comme la montagne la plus difficile à gravir au monde. En effet, quelques soit l’endroit d’où l’on tente l’ascension, il faut escalader une paroi granitique vertical de 800 mètres de haut qui aboutit à une calotte de glace inconsistante recouvrant la cime ; à cela s’ajoutent, les épouvantables conditions climatiques et la variabilité de la météo qui rendent très difficile de planifier une ascension de plusieurs jours. » Sympa le topo…

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Puis on entame le retour à El Chalten, on se repose un jour avant de repartir pour la troisième rando, à Paso del Viento.

 

La traversée des Andes.

 

5 jours, 80 Kilometres, D+ 1500 m, D-  2000 m.

On a donc réussi à décrocher quelques informations sur cette traversée. Elle durerait cinq ou six jours, du paso Léon en Argentine jusqu’à Cochamo sur les rives du Pacifique au Chili. Quelques mots reviennent sans cesse: boue, forêt, humidité et isolement! Bon ça a l’air chouette! On retrouve Anthony à Bariloche pour s’organiser et surtout acheter une semaine de provision.
Un détail qui a son importance : c’est un aller simple. Cette fois ci, il n’est pas question de laisser les affaires inutiles à la marche, on portera tout. Le lendemain, on part donc, menhir sur le dos, jusqu’à une intersection sur la route 40. On parcourt tant bien que mal les 43 km en stop jusqu’à la frontière. Le douanier nous indique un chemin pour descendre près du rio Manso, une rivière couleur menthe. On plante la tente et on se met à pécher. Notre canne attrape sa première truite!

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1er jour : passage de douane.
On part faire nos tampons de sortie à la douane Argentine, on marche un kilomètre on traverse le rio Manso puis on tamponne du coté Chilien. C’est peut être la douane la plus tranquille du monde, une petite maison au milieu d’un champ ou broutent des chevaux…à l’intérieur un agent souriant visiblement heureux d’avoir quelque chose à faire et des gens avec qui discuter! On continue sur une dizaine de kilomètre, le chemin est pas évident à négocier avec nos menhirs mais on s’en sort. On trouve un petit coin d’herbes pour poser nos tentes.

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2eme jour : poisson à profusion.

Il pleut de six heures à midi. Les chemins sont détrempés. Alors on décide de ne pas marcher aujourd’hui, on se cale sur une petite pointe rocheuse non loin du campement, il n’y a que nous, les condors et les poissons. Et notre canne pêche a été une vrai pourfendeuse de truite!

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3eme jour : promenons nous dans les bois.

On quitte avec un petit pincement au cœur le nourricier rio Manso et on monte jusqu’au lac Vidal Gomez. On croise de temps en temps des petites habitations en bois. On longe le lac sur toute sa longueur. Pour l’instant ca va, le chemin est humide mais ça reste raisonnable, ça ne va pas durer. On campe au bord du lac, sur le terrain d’un couple d’une cinquantaine d’années. Ils vivent à 50 km de la première route alors on peut vous dire que ici  ils ne sont pas emmerdés.

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4 eme jour: danse avec la boue.

Dur, dur, une succession de montées et de descentes dans des tranchées boueuses de plusieurs mètres de profondeur, dans les tréfonds de la forêt humide notre progression est lente, il faut enjamber des troncs, traverser des rivières à gué et essayer de ne pas se vautrer! On campe à el Arco, une armée de taons nous attendent sur place, le combat fait rage jusqu’au coucher du soleil. Dommage pour eux, nous sommes devenus experts pour les éclater!

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5eme jours : la vallée des merveilles.

On descend la vallée de Cochamo, ici il y a des sommets de granite qui feraient penser à un petit Yosemite! C’est juste magnifique ! il y a aussi un tobogan en granite qui serait un endroit parfait si l’eau n’était pas si glacée. On n’est plus très loin de la route alors du coup on commence à croiser pas mal de monde. On aimait bien notre isolement alors on passe le camping de la Junta et on s’arrête dans une clairière à 1heure de là.

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6 eme jours : viande!

On marche encore quelques heures, puis on arrive à Cochamo, un petit village sur les bords d’un fjord.

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De Pucon à Bariloche: des fêtes et des lacs.

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Noel approche, mais ici c’est l’été, il fait beau et chaud on pense plutôt à manger une glace et faire un barbeuk malgré les pères noëls en short et lunette de soleil qui se promènent dans les rues marchandes! Le 24 en début d’après midi on s’organise avec les voisins du camping de Pucon. Marcelo, un chilien, supervise les courses et nous nous retrouvons donc avec 3 kg de viandes par personne : normal! Asado y vino, évidemment pendant 2 jours on abuse un peu…alors on se met en direction de l’Argentine où l’on va se mettre au vert en attendant le nouvel an!

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Notre première étape c’est Junin de los Andes, capitale de la pêche à la truite, et justement pour noël on s’est offert une canne à pêche ! Il paraîtrait que la Patagonie grouille de truites et de saumons. Le problème c’est que nous la pêche en rivière, on ne connait pas trop alors on observe les gens par la même occasion on apprend qu’en Argentine il faut un permis de pêche, comme d’habitude en Amérique du sud il y a un tarif spécial pour les étrangers et en plus tu ne peux pas manger le poisson que tu pêches : un concept qui nous plait pas beaucoup! Alors comme il y a pas mal de contrôle et que l’amende pour pêche illégale peut monter assez haut on attend des endroits plus isolés ou de retourner au Chili où c’est complètement libre!

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On fait du stop sur la route 40, sur la fameuse route des 7 lacs entre San martin de los Andes et Bariloche, on se fait déposer à Villa Traful où l’on restera 2 jours au calme. Nous montons 1000 mètres de dénivelé pour aller au sommet du Cerro Negro afin d’avoir une vue panoramique sur le lac. Le vent se lève soulevant de la cendre déposée par  le Cordon Caulle, un volcan se trouvant de l’autre côté de la cordillère entré en éruption en 2011. En quelques minutes le ciel se voile. De retour à la tente on constate que la cendre se loge dans le moindre interstice ! Et encore cela n’est rien à coté de ce qu’a vécu la population lors de l’éruption, la cendre leur a pourri la vie pendant plusieurs mois. Imaginez : plus de culture, plus d’herbe pour le bétail, plus de touristes, les moteurs s’encrassent, les poumons aussi…

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Quitter Villa Traful en stop n’est pas chose facile ! 4 h a tendre le pouce, faire des sourires, des coucous… tout en mangeant la poussière soulever par un vent patagonique!  Jusqu’à ce que Paula et Roberto aient pitié de nous et nous fassent monter dans leur petite voiture. Nous sommes tout compressés avec nos sacs sur les genoux mais on est content! Nous partageons le maté et nos histoires de vie pendant les 3h de route jusqu’à Bariloche.

A Bariloche les campings sont à l’extérieur de la ville et puis le nouvel an arrive alors après trois semaines à dormir dans la tente, on préfère se trouver une bonne auberge! Nous retournons là où Yohann avait passé le nouvel an 6 ans auparavant.
Nous rencontrons les nouveaux propriétaires de la  « Bolsa del deporte », Marina et Facundo, ils ont repris le lieu il y a quelques mois et sont super sympas. A peine arrivés on se sent comme à la maison, la table de ping-pong, le petit jardin, la petite cabane et un espace hyper convivial. On est resté 6 jours et on n’avait vraiment pas envie de partir !

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Le Parc Nahuel Huapi.

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Vous en avez marre du Blabla sur nos montagnes? Alors on va faire court. Pour bien commencer l’année nous sommes partis marcher près du Cerro Cathédrale (2405 m) et de ses magnifiques aiguilles. Trois jours de marche, 38 km, 1700 mètres de montée et de descente, un vent bien patagonique, des cailloux et une rencontre qui change notre programme. Anthony qui voyage seul, nous parle d’une frontière pédestre qui relie l’Argentine aux rives du Pacifique au Chili, une quasi traversée des Andes dans sa largeur, ça sent l’aventure, et ça, ça nous plait ! A suivre…

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Les traversées des parcs Huerquehue et Villarrica

Du 19/12/2013 au 23/12/2013.

Deux parcs dans la région des lacs, près de Pucon: 80 km, d+ :3000m, d- :+3100m.

 

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1er jour : 18km, D+ : 1100m d- : 400m.

Pour le coup, pas de stop, nous prenons la navette pour aller de Pucon à l’entrée du parc Huerquehue  (4500 pesos soit  8 dollars). Au Chili, même pour marcher par ses propres moyens, ils n’oublient jamais de te faire payer et appliquent un double tarif pour les étrangers ! Nous payons l’accès mais sans inclure le camping, car celui-ci est super cher (20 $ pour la tente) à ce prix là,  il ne faut pas s’étonner si les gens font du camping sauvage.

La première partie monte dans la forêt et permet de rejoindre un ensemble de 3 lacs. En chemin on rencontre notre première arana pollito (araignée poussin), c’est une tarentule bien velue et pas belle à voir, suffisamment grosse pour qu’on la rebaptise araignée poulet. On s’arrête à midi au Lago Verde, l’eau est bonne, c’est un appel au plouf.

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Les deux heures qui suivent, nous nous retrouvons dans les montagnes russes, le sentier monte et descend, cela casse un peu les jambes. C’est une foret d’Araucarias, un conifère qui à la particularité d’avoir des feuilles très dures en forme d’écaille. Il parait que certains arbres de cette espèce ont deux milles ans!

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En chemin, nous croisons une bonne demi-douzaine de « poulets » et aussi 4 belges complètement perdus (normal, ils sont belges), on leur donne le conseil de suivre les panneaux, ca devrait les aider…Vers 19h30, à la lisière du parc, on décide de faire du camping sauvage pour sauver quelques deniers, sur une cretes avec vue sur le Sollipulli. On profite d’un autre lac à 500 m de là pour se baigner et se recharger en eau.

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2eme jour : Au pays des gentils. 10 km, d- : 700m.

Après une descente d’une heure où nous trouvons notre premier cadeau, un t-shirt en laine mérinos quasi neuf! Nous arrivons aux bains thermaux, la gérante nous demande 6000 pesos chacun pour profiter de sa piscine d’eau chaude, on fait la moue et aussitôt elle nous laisse aller faire trempette gratuitement! On continue à pied jusqu’à une intersection, ici nous devons faire du stop pour enchainer sur l’autre parc à 100 km de là.

Problème, après 3h d’attente aucune voiture n’est passée sur la piste ! On discute avec des bucherons, ils nous déposent au prochains village on n’a pas attendu pour rien car ils nous offrent des gros sandwichs. S’en suivent quelques kilomètres à pied puis une autre voiture s’arrête. Maria une Mapuche (les Mapuches constituent le principal peuple indigène du sud des Andes), nous avance de quelques bornes et insiste pour nous offrir un jus de fruit frais chez elle avant de nous laisser repartir…sympas les gens !

A Curacarehue la dernière voiture est la bonne, Doug un américain, nous dépose exactement à l’endroit voulu et puis comme c’est la journée des gentils, les bureaux du parc sont fermés donc on ne paye pas l’entrée. Nous passons la soirée avec Doug sur le lieu de bivouac à l’entrée du parc Villarrica.

3eme jour : 12km, D+: 800m

Encore une montée dans la forêt à se faire attaquer par des essaims de taons, puis nous débarquons au bord d’un lac, on avait prévu d’aller plus loin mais la plage du lac est belle et surtout, il n’y a pas un chat! On a encore une fois le parc pour nous tous seuls! Alors on passe le reste de la journée et la nuit sur place.

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4eme jour : 24km, D+ : 1100m d- : 900m.

Bon, marcher dans les forets millénaires c’est mignon mais on aimerait bien passer à autre chose. Vœux exhaussés ! On passe un col (belle vue sur le volcan Lanin, un gros pépère, le plus haut de la région 3740 m) et on se retrouve en plein désert volcanique ! Il n’y a pas un centimètre carré d’ombres, on brûle, on a soif, c’est la traversé du désert…

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A midi on trouve de l’eau fraiche qui descend directement d’un névé, on tend une bâche grâce à nos bâtons pour se protéger du soleil et on y reste un moment le temps que le soleil baisse un peu. On termine cette longue journée à 19h, après avoir contourné la superbe laguna Azul… On plante encore la tente dans un décor incroyable, en face du volcan Villarrica.

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5eme jour : 16km, d- : 1100m.

La descente vers Pucon est plus longue que prévu, on finira par se faire prendre en stop par une famille de chiliens.

L’ascension du volcan Lonquimay (2865 m)

Le 16 décembre

On se lève de bonne heure, aujourd’hui c’est un gros morceau! On nous dépose à l’entrée de la station de ski, à 1450 mètres d’altitude. Le sommet du Lonquimay étant à 2865 m il n’y a pas besoin d’être très fort en math pour comprendre que c’est plus long que les 1100 mètres de dénivelé dont on nous a parlé.

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 Bon ce n’est pas gagné! En plus le chemin n’est vraiment pas agréable, le premier tiers de l’ascension se fait sous des remontées mécaniques, le deuxième on se taille des marches dans un névé. Le dernier tiers devient totalement pourri, on marche invariablement sur des scories, la trace ne décrit pas de lacets mais monte tout droit dans une pente à 45 degrés sur une arête pas bien large. Heureusement que l’on a des bâtons de marche, sans, c’était impossible. Mais arrivés en haut quelle récompense, la vue est juste dingue !

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 Nous sommes les seuls à grimper le volcan aujourd’hui. La visibilité est telle que l’on voit à plus de 150 km! On voit une bonne douzaine de volcan, l’océan Pacifique, la pampa Argentine et…de gros nuages se former! Heu…je crois qu’il faut descendre là…oui et vite. Seulement voilà, la descente de l’arête n’est pas dangereuse mais on ne peut pas accélérer non plus.

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L’ambiance devient très électrique, l’orage commence à déposer sa foudre dans tous les sens dont un à deux kilomètres de notre position. La situation n’est pas critique mais on n’a vraiment pas l’impression d’être au bon endroit au bon moment. Alors quand on sort de l’arête on trace, descendre un pente recouverte de scories c’est un peu comme descendre une dune de sable, on est rapidement en bas sans trop se fatiguer. On profite encore une nuit du terrain d’André et de sa cascade puis on part vers Pucon plus au sud. On fera quasiment tout le trajet avec Hugo, un chauffeur qui nous fait monter dans son beau camion!

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L’Ascension du Sollipulli (ou presque) et le parc Conguillo.

Le 13 décembre:

Ce matin en partant de Melipeuco, on ne se doutait pas que se rendre au départ de l’ascension aller être si compliqué : Cinq voitures différentes et beaucoup d’attente pour finalement combler de longues distances à pied. Sur la route quelques bonnes surprises, une vielle coulée de lave du 18e siècle descendue du volcan Llaima et cerise sur le gâteau : des cerisiers à foison.

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Sept heures plus tard et 25 km plus loin nous arrivons donc à l’entrée du parc où l’on s’enregistre. Le garde forestier nous explique où poser la tente et comment aller  au sommet, MAIS, dans ces contrées reculées du Chili l’accent est terrible. Laeti regrettera ses paroles de la veille « mais qu’est-ce que tu racontes, on les comprend bien ces Chiliens! ». Bon, à défaut d’avoir tout compris on aura bien rigolé.

Le 14 décembre:

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Le lendemain, nous partons vers 6h30, la première partie dans la forêt ne pose pas de problème. Nous prenons de l’altitude, on marche maintenant sur des scories, nous voyons le sommet du Sollipulli (2282 m), des chemins partent à gauche, à droite et tout droit. Ici c’est la fin du printemps et il reste de gros névés, nous les évitons en prenant le chemin du milieu (mauvais choix!). Nous nous retrouvons sur une arête rocheuse, on croit que ça passe mais les rochers ne tiennent pas en place, ils partent dans tous les sens. Dommage, le sommet est droit devant nous à 100 m, mais on ne veut pas prendre de risques et on a la flemme de redescendre pour tenter l’ascension par un autre chemin. Nous nous arrêtons donc là, nous avons tout de même une belle vue sur les volcans Llaima, Sierra Nevada, Lonquimay, ainsi que sur une partie du cratère du Sollipulli et de son glacier.

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Comme toujours, la descente dans les scories est rapide et efficace. Et le reste se fait tout aussi facilement. Arrivés à la zone de bivouac, nous retrouvons le garde forestier, maudit accent chilien on comprendra finalement que la veille il nous avait tout expliqué. Morale de l’histoire : plutôt que se moquer on aurait du lui demander de répéter 🙂 Nous démontons la tente et à l’ombre d’un arbre il nous faudra patienter presque 3 heures avant qu’une voiture ne passe et nous dépose à Melipeuco.

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Le 15 décembre:

Après le semi-échec du Sollipulli, on décide de se rendre au Lonquimay, un autre volcan à une cinquantaine de kilomètres au nord. Pour s’y rendre on empreinte la piste qui traverse le parc Conguilo, le stop marche bien, très bien même. Certaines vues du parc sont superbes, les coulées de lave obstruent les rivières et créent des lacs de couleur jade. 70 km et 7 voitures plus tard on rencontre André, un Chilien d’origine française, il nous explique concrètement que notre plan de dormir au pied du volcan est foireux, il n’y a rien la haut et surtout pas d’eau, il nous propose de dormir sur son terrain et de monter en stop de bon matin. On est content c’est gratuit, et en plus André a une cascade de 10 mètres sur son terrain, la classe!

A suivre…

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Ushuaia, tierra del fuego

Et oui nous voila au bout du monde!! On s’était fixer un but, dormir toujours plus au sud mais maintenant ça va être compliqué…

Le stop marche toujours aussi bien et les gens sont toujours aussi sympa, hier le couple qui nous a déposé au camping d’Ushuaia nous a carrément laisser leur adresse et leur tel au cas ou nous aurions un problème et invité a passer quelques jours chez eux… Dur de faire mieux niveau hospitalité!

Au camping nous avons rencontré trois Québécois avec qui nous avons bu un coup et assisté au lever de soleil… magnifique!

Demain nous allons au parc d’Ushuaia pour faire un tour dans les montagnes et nous contons partir pour l’Uruguay apres demain. Il va nous falloir au mieux une semaine pour rejoindrent Buenos Aires en stop (3055 kilomètres). En esperant se faire prendre par des gens encore plus sympathiques… Mais ca va etre dur.

Torres Del Paine

Après une nuit improvise dans une station service au milieu de rien, nous avons été pris en stop par un ami de Jorge et Jaime, deux argentins qui habitent Brest et qui connaissent ma mère et celle Bertrand…le monde est petit!! Puis nous avons passé la frontière chilienne et trouvé une personne qui nous à gentiment emmené a l’entre du Parc. Le trek dure 6 jour mais Mathieu a attrapé une tendinite sur chaque tendons d’Achille, nous partons donc doucement pour rejoindre le camp au pied des torres qui s’élèvent a la vertical a 2800 m au dessus des plaines patagoniennes.

Le lendemain matin nous sommes monté au mirador avec Florent que nous avons déjà rencontré sur le sommet du Villarrica ainsi que à Pucon, Valdivia et El Chalten.

Il nous faut rejoindre le campamento Italiano a 22 km de la en contournant le massif et le lac Norsdjenshold. Le panorama change et nous pouvons enfin voir les Cuernos et le Paine Grande ( 3200m) recouvert par un glacier. Le granite beige surmonté par les roches sédimentaires sombres des Cuernos sont impressionnants.

Mathieu ne peut plus avancer que à pat d’escargot et l’entrée du parc est trop loin pour faire demi tour, je le perd de vue et en le recherchant je perd aussi le chemin. Je me retrouve à devoir traverser des torrents, escalader des blocs et traverser des buissons piquant…la routine. Tout ça pour le retrouver sur une plage mais je suis heureux de voir qu’il tient encore debout. Nous arrivons finalement au camp après une très longue journée de marche.

Au matin il nous faut encore parcourir 8 km pour prendre le catamaran pour la sorti du parc. Il nous reste encore plein de choses a voir, le glacier Grey, le vallée des français… cela nous fait une excuse pour revenir!!


Perito Moreno…

Après notre périple d’El Chalten nous voulions voir le glacier de Perito Moreno un des plus beau glacier du monde, pour cela nous avions encore 220 kilomètres a parcourir et nous avons commences le stop à 7 heures du soir, c’est un peut tard mais la chance est toujours avec nous. Après 1 heure d’attente et 6 voitures, deux grecques d’une cinquantaine d’années et leur chauffeur s’arrête pour nous prendre en direction d’El Calafate. Après une heure de route la sympathie s’installe dans la voiture et nous nous faisons inviter au restaurant. La un bébé lama domestique nous attendait et à presque manger avec nous, superbe, « la suerte ».

Aujourd’hui nous sommes allés voir le glacier toujours en stop et nous avons fait l’aller retour avec une famille qui nous a offert le sandwich, la boisson, le mate… Le rêve…

Le glacier est indescriptible, une montagne de cinquantaine de mètres de haut sur 5 kilomètres de large et 14 kilomètres de profondeur autant dire un gros glaçon pour un bon whisky…

Nous avons eu la chance de voir quelques sérac se détacher par endroit, la chute est spectaculaire mais le pire c’est le bruit. Seul bémole une pluie légère et un vent glacé…

Nous contons partir pour Puerto Natales demain, pour visiter le parc de Torres del Paines , enfin tout depend la soirée (faut pas rigoler aujourd’hui c’est samedi).

El Chalten et le trek autour du Fitz Roy.

Luis nous dépose à El Chalten, il fait gris, froid et le vent souffle encore très fort….Il est impossible de voir le Fitz Roy surnommé par beaucoup de gens « La plus belle des montagnes… » et on nous annonce qu’il est rarement visible.

Le lendemain matin, plus de vent, il pleuviote mais des coins de ciel bleu apparaissent. Nous partons tout de suite vers le Cerro Tore (3000m) et son lac. La chance est avec nous et le ciel est de plus en plus clair, Le Cerro Tore se découvre…

Nous ne restons pas longtemps, le Fitz Roy est surement visible. Mais il nous faut contourner une montagne pour le voir et nous ne voulons pas le rater! Nous avons déjà parcourus 11km et il nous en restent 10 pour l’apercevoir, nous les parcourons en 1h30 avec un rythme infernale tout en profitant de lacs splendides.

Le Fitz Roy, haut de ses 3400 mètres offre un spectacle indescriptible. Nous campons au bord du lac et assistons au couche de soleil.

La nuit est très froide mais le lendemain le temps est encore superbe. Une monte d’une heure nous amène au pied de la montagne pour la voir de plus près. Nous faisons le tour du lac glaciaire pour observer des chutes de séracs dans un lac en contrebas, le glacier craque avant de gronder et lâcher ses glaces dans le vide…

Nous redescendons petit déjeuner au campement puis allons voir un autre glacier .

Nous rentrons ravies a El Chalten par une vallée superbe. Encore une journée a 25 bornes…


Demain nous quittons El Chalten pour le Glacier Perito Moreno et en profiter tant qu’il est encore la…

Le stop : la grande aventure !!!

Nous avons décidés après avoir fais les comptes qu’il fallait faire du Stop, pour économiser mais aussi pour faire de nouvelles rencontres. Donc le paris est de parcourir toute l’Argentine a dedo et pour le moment la chance est encore avec nous. Voila une infime parti de notre péripétie :

Après être rester deux jours dans un bled au milieu du désert Patagonien, contre notre plein grès, bien évidement, nous nous faisons prendre par un camionneur chilien qui nous dépose en plein milieu du désert, la un vent épouvantable nous fouettent le visage et nos seul compagnons de route sont des ossements de tête de moutons (bref la joie), nous décidons de casse la croute.

C’est a ce moment que notre messie est arrive, Luis, un homme d’une cinquantaine d’année nous prend en Stop, il nous amène 200 kilomètres plus loin, nous offre des cerises enfin super. Nous parcourons avec un autre camionneur encore une centaine de kilomètres pour dormir dans un petit camping privée sur la cote.

Le lendemain toujours ce même vent et cette poussière épouvantable nous nous faisons prendre par un camionneur qui nous met a l’arrière du camion avec sa cargaison de pneu faute de place a l’avant et nous dépose 100 kilomètres plus loin, nous sommes a 1000 kilomètres de notre but : El chalten, nous décidons de casse la croute…

Et c’est la que notre messie : Luis s’arrête et cri VIVA FRANCIA, VAMOS !!! Yo lui demande sa direction et comme par magie il répond El chalten…Luis écoutait la même chanson que la veille. Que de coïncidences…

Moralité casse la croute rencontre un messie..

Cero Campanario

Voici quelque photo de Bariloche et de ses environs, la vue du cero Campanario, situe a quelques minutes en bus de la ville, est a couper le souffle…

Nous risquons de ne pas pouvoir nous connecter avant un long moment car nous partons en stop sur la route 40 pour rejoindre El Chalten a plus de mille kilomètres au sud. Au endroits les plus recules, il est possible d’attendre plusieurs jours sur cette route avant de croise un véhicule ( nous partons avec 3 kilo de pâtes).

Ciao.

Un noel en emotion !!!

En guise de cadeau de noel et pour finir en beaute le Chili nous avons decides de faire un trek de trois jours sur le volcan Puyehue.

Le premier jour:

balade d’acclimations nous parcourons 10 kms et 1000 metres de deniveles dans la foret et deja des petites courbatures se font sentirent…

Deuxieme jour:

le jour le plus long depart a 7h30 apres avoir dormi au refuge a 1200 metres. Au programme de la journee le sommet du volcan et l’ouverture de la route des francais pour rejoindre une series de cascades dans la foret, un chemin encore non exploite que nous decidons d’inaugurer.

Au départ tous ce passe pour le mieux nous arrivons au sommet a 2240 mètres dans les temps , vue splendide sur le Chili, l’Argentine,la Patagonie et le cratère qui resulte de l´ explosion de 1960, nous ne restons pas longtemps il nous reste encore du chemin a parcourir.

Et c’est a ce stade de l’aventure que ça se corse, si la route des français n’existe pas c’est qu’il y a une bonne raison et nous l’avons compris a nos dépends. Il nous fallait faire le tour du sommet pour rejoindre le sentier des Américains.Pour résumer ils nous a fallut traverser une multitude de canyon de plus en plus grand et difficile d’accès, des glaciers, des torrents et des ronces ce qui vous vous en doutez n’a pas été qu’une parti de plaisir.

Tout ca pour rejoindre la route des américains, un semblant de chemin utilise uniquement par des vaches, les pumas et les touristes désireux de se perdent dans la montagne. Et c’est justement a se moment la que nous nous sommes trompes de chemin. Après avoir marches 3 bons kilomètres pour rien nous avons enfin trouve un autre semblant de chemin pour descendre dans la vallée a travers une foret dense et hostile, les fortes chutes de neige de l’hiver dernier on abattu moultes arbres et bambous ce qui a rendu la descente beaucoup plus intéressante.

Nous arrivons dans la vallée a 9 heures et demi complètement dépités a ramasser a la petite cuillère. Nous étions le 24 décembre ( enfin c’est ce que l’on croyait), donc après 14 heures de marche, 25 kilomètres, une ascension, une vingtaines de canyon et une traverse de foret vierge…nous avons apprécier notre repas de Noël fait de riz, de thon et de fromage ainsi qu’un the a la menthe avec du sucre. Nous campons au bord du la rivière Gol-Gol et nous faisons un jolie feu.

Troisieme jour.

C’est Noël, nous partons seulement vers midi pour parcourir les 18 kilomètres qui longent la rivière afin de rejoindre l’entre du parc car nous n´avons presque plus de vivres.

La bonne nouvelle était que le chemin était plat plus ou moins dégager et agrémenté de cascades. Les mauvaises étaient les ampoules et les courbatures…nous arrivons en début de soirée, Miguel le garde du parc nous offre un coca frais ( j´en rêvait depuis trois jour) et des pâtes pour Noël…