L’ascension du volcan Lonquimay (2865 m)

2 janvier 2014 at 15 h 45 min

Le 16 décembre

On se lève de bonne heure, aujourd’hui c’est un gros morceau! On nous dépose à l’entrée de la station de ski, à 1450 mètres d’altitude. Le sommet du Lonquimay étant à 2865 m il n’y a pas besoin d’être très fort en math pour comprendre que c’est plus long que les 1100 mètres de dénivelé dont on nous a parlé.

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 Bon ce n’est pas gagné! En plus le chemin n’est vraiment pas agréable, le premier tiers de l’ascension se fait sous des remontées mécaniques, le deuxième on se taille des marches dans un névé. Le dernier tiers devient totalement pourri, on marche invariablement sur des scories, la trace ne décrit pas de lacets mais monte tout droit dans une pente à 45 degrés sur une arête pas bien large. Heureusement que l’on a des bâtons de marche, sans, c’était impossible. Mais arrivés en haut quelle récompense, la vue est juste dingue !

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 Nous sommes les seuls à grimper le volcan aujourd’hui. La visibilité est telle que l’on voit à plus de 150 km! On voit une bonne douzaine de volcan, l’océan Pacifique, la pampa Argentine et…de gros nuages se former! Heu…je crois qu’il faut descendre là…oui et vite. Seulement voilà, la descente de l’arête n’est pas dangereuse mais on ne peut pas accélérer non plus.

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L’ambiance devient très électrique, l’orage commence à déposer sa foudre dans tous les sens dont un à deux kilomètres de notre position. La situation n’est pas critique mais on n’a vraiment pas l’impression d’être au bon endroit au bon moment. Alors quand on sort de l’arête on trace, c’est un peu comme descendre une dune de sable, on est rapidement en bas. On profite encore une nuit du terrain d’André et de sa cascade puis on part vers Pucon plus au sud. On fera quasiment tout le trajet avec Hugo qui nous fait monter dans son beau camion!

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L’Ascension du Sollipulli (ou presque) et le parc Conguillo.

31 décembre 2013 at 16 h 51 min

Le 13 décembre:

Ce matin en partant de Melipeuco, on ne se doutait pas que se rendre au départ de l’ascension aller être si compliqué : Cinq voitures différentes et beaucoup d’attente pour finalement combler de longues distances à pied. Sur la route quelques bonnes surprises, une vielle coulée de lave du 18e siècle descendue du volcan Llaima et cerise sur le gâteau : des cerisiers à foison.

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Sept heures plus tard et 25 km plus loin nous arrivons donc à l’entrée du parc où l’on s’enregistre. Le garde forestier nous explique où poser la tente et comment aller  au sommet, MAIS, dans ces contrées reculées du Chili l’accent est terrible. Laeti regrettera ses paroles de la veille « mais qu’est-ce que tu racontes, on les comprend bien ces Chiliens! ». Bon, à défaut d’avoir tout compris on aura bien rigolé.

Le 14 décembre:

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Le lendemain, nous partons vers 6h30, la première partie dans la forêt ne pose pas de problème. Nous prenons de l’altitude, on marche maintenant sur des scories, nous voyons le sommet du Sollipulli (2282 m), des chemins partent à gauche, à droite et tout droit. Ici c’est la fin du printemps et il reste de gros névés, nous les évitons en prenant le chemin du milieu (mauvais choix!). Nous nous retrouvons sur une arête rocheuse, on croit que ça passe mais les rochers ne tiennent pas en place, ils partent dans tous les sens. Dommage, le sommet est droit devant nous à 100 m, mais on ne veut pas prendre de risques et on a la flemme de redescendre pour tenter l’ascension par un autre chemin. Nous nous arrêtons donc là, nous avons tout de même une belle vue sur les volcans Llaima, Sierra Nevada, Lonquimay, ainsi que sur une partie du cratère du Sollipulli et de son glacier.

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Comme toujours, la descente dans les scories est rapide et efficace. Et le reste se fait tout aussi facilement. Arrivés à la zone de bivouac, nous retrouvons le garde forestier, maudit accent chilien on comprendra finalement que la veille il nous avait tout expliqué. Morale de l’histoire : plutôt que se moquer on aurait du lui demander de répéter 🙂 Nous démontons la tente et à l’ombre d’un arbre il nous faudra patienter presque 3 heures avant qu’une voiture ne passe et nous dépose à Melipeuco.

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Le 15 décembre:

Après le semi-échec du Sollipulli, on décide de se rendre au Lonquimay, un autre volcan à une cinquantaine de kilomètres au nord. Pour s’y rendre on empreinte la piste qui traverse le parc Conguilo, le stop marche bien, très bien même. Certaines vues du parc sont superbes, les coulées de lave obstruent les rivières et créent des lacs de couleur jade. 70 km et 7 voitures plus tard on rencontre André, un Chilien d’origine française, il nous explique concrètement que notre plan de dormir au pied du volcan est foireux, il n’y a rien la haut et surtout pas d’eau, il nous propose de dormir sur son terrain et de monter en stop de bon matin. On est content c’est gratuit, et en plus André a une cascade de 10 mètres sur son terrain, la classe!

A suivre…

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Le Salar d’Uyuni et le sud Lipez.

9 novembre 2013 at 22 h 49 min

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Nous débarquons à Uyuni en milieu d’après-midi. A peine sortis du bus, nous croisons des têtes déjà vues sur la route, ils nous indiquent l’hôtel bon marché puis l’agence pas cher pour organiser nos prochains jours. Nous voici tous inscris dans la même agence, Julien, Salomé et Clem un couple de Français, Alex et Goshka un couple Italiano Polonais. On monte tous dans un 4×4 pour un circuit de trois jours.

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Jour 1:

Premiers kilomètres sur le désert de sel c’est grand, c’est salé, c’est impressionnant ! Notre chauffeur s’appelle Willfredo (ce n’est pas une blague), il nous dépose sur les pentes du Tunupa, un volcan haut de 5321 mètres situés en bordure du Salar. De là, nous partons avec un petit vieux du coin, visiter une grotte où sont entreposées des momies depuis l’an 1200. Puis nous allons à pied jusqu’au mirador du volcan qui nous offre une vue splendide sur son cratère multicolore mais surtout une vue panoramique sur le Salar! 12000 Km² de sel, ça te calme.

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Mais que fait une mer de sel au milieu du désert ? Le Salar d’Uyuni est ce qui reste d’un immense lac qui, il y a 20000 ans recouvrait une bonne partie de la Bolivie et comprenait alors le lac Titicaca et la Paz. Le climat à change, l’eau a commencé à s’évaporer et petit à petit la concentration en sel a augmenté et il s’est déposé dans les zones les plus basses.

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Jour 2:

Quand les Andes ont décidé de t’en mettre plein la vue, elles ne font pas les choses à moitié. On quitte le Salar pour monter à environ 4500 m dans une des régions les plus hostiles de la planète. L’Atacama, le désert le plus sec du monde, battu par des vents glacials et parsemé d’une centaine de volcan. Et par endroits, il y a ces lagunes, d’une beauté incroyable où viennent se nourrir les flamants roses.

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Jour 3:

On passe par la zone géo-thermale de sol de Mañana, où l’on peut observer des geysers puis nous continuons notre route vers la frontière Chilienne pour déposer Alex, Goshka, Salomé et Clem. Ici plus rien ne pousse, la rudesse du climat et les récurrentes éruptions interdisent presque la présence de vies. On se dit au revoir à la laguna Verde au pied du volcan Lincancabur (5919 m) et on repart avec ce bon vieux Julien à Uyuni.

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