Complètement patagonique!

15 mars 2014 at 18 h 57 min

A El Calafate, nous sommes allés voir l’incontournable glacier Perito Morreno, un réseau de passerelles permet de s’approcher du front du glacier qui mesure 5 kilomètres de larges et 80 mètres de hauts : respect!

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Nous sommes restés 5h et nous avons assistés à plusieurs chutes de glace.  C’est ce moment où un bloc de glace de plusieurs centaines de tonnes se fissure et s’effondre dans le lac dans un fracas génial (à voir sur la vidéo).

 

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Torres Del Paine.

4 jours, 65 Km.

Toujours plus au sud on est de retour au Chili, dans le charmant village de Puerto Natales. A la base, on s’était programmé un tour de 8 jours dans le parc Torres Del Paine, entorse oblige, on raccourcit le tout et on se contente des parties planes. L’accès au parc est cher et les chemins très fréquentés a cette période, alors est ce que les Torres en valent la peine? Oui absolument.

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Pour ce dernier trek, on va être bref :

– comme souvent en Patagonie, l’érosion glaciaire a sculpté des belles tours de granite, qui ici dominent de plus de 3 km un parterre de lacs bleu ciel.

– Il y a eu des tornades sur les mêmes lacs bleu ciel.

– On a aussi vu un sérac qui se détache du haut d’une montagne pour terminer sa course 2500 mètres plus bas, fracas génial, respect.

– Du vent, du vent et du vent.

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Paso del Viento (et pas qu’un peu).

28 février 2014 at 23 h 37 min

 

L’idée de cette rando est d’avoir une vue sur le « Campo Hielo » (champ de glace), qui se trouve derrière les tours de granite d’El Chalten, ce champ de glace est la troisième plus grande calotte glaciaire au monde après l’Antarctique et le Groenland, rien que ça! Une rando qui un a goût plus sauvage que la précédente, il  y a beaucoup moins de monde dans cette partie du parc, un torrent à franchir en tyrolienne et des sentiers de haute montagne.

3 jours, 48 km, +2200m, -2200m.

Le premier jour on part d’El Chalten pour rejoindre un campement dans la vallée du Rio Tunnel à travers des paysages alpins, beaucoup de vent à signaler sur la fin du parcours mais le campement est lui bien abrité.

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Le deuxième jour avant de partir du camp on rencontre Etan, un Néo-Zélandais, la journée étant assez engagée, il préfère être accompagné et en plus il a des baudriers pour nous faire traverser la rivière à l’aide de la tyrolienne et non à gué, c’est parfait.

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Après avoir passé une moraine, on se retrouve à marcher sur un beau glacier pendant 2 kilomètres.

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Ensuite ça monte, nous prenons de la hauteur et nous avons vu sur un deuxième glacier encore de belle taille. Cela a de la gueule…

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On arrive sur un large col, où l’on voit la calotte glaciaire, c’est impressionnant!  Pas mal de vent au col mais ca va, cela nous amuse.

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A la fin de la journée, après avoir redescendu et traversé la tyrolienne dans l’autre sens, le vent se met à souffler de façon hallucinante, aspirant l’eau des lacs à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. On gère mais la progression est délicate, ca nous amuse toujours car tous les trois on n’a jamais vu un vent pareil. A quelques centaines de mètres du campement, une nouvelle rafale arrive beaucoup plus forte que les autres, Laeti et Etan flairent le danger et se jettent par terre, pas moi. Un hurlement assourdissant se fait entendre, le temps que je comprenne que ce n’est pas bon et c’est déjà trop tard, j’ai pris trop vitesse, je vole déjà, je ne contrôle plus rien. Je m’écrase comme une pauvre m…. une petite dizaine de mètres plus loin sur un tas de pierre.

Le hurlement de la rafale s’arrête, je suis sonné, c’est le moment de doute où j’ai mal partout et je me demande combien d’os je me suis cassé.  J’entend Etan, complètement halluciné: « you flew men, you flew!!! » Suivi d’un « how bad is it?”. Bilan : voler contre son gré c’est désagréable, ca fait une bosse à la tête et surtout une entorse au genou. Rien de grave mais c’est une mauvaise nouvelle car on avait encore de belles ballades de prévues.

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Le troisième jour, lors du retour sous la pluie à El Chalten, on s’est beaucoup moins marré qu’à l’aller.

 

Les tours d’El Chalten.

26 février 2014 at 17 h 20 min

Nous sommes  arrivés au Chili par une frontière pédestre nous repartons par une autre!  Pour aller de Villa O’Higgins (le dernier village de la carretera australe pour ceux qui ne suivent pas !) à El Chalten (en Argentine), il y a qu’une seule solution viable, prendre un bateau hors de prix (42000 pesos soit 60 euros) pour traverser le lac O’Higgins puis marcher une quarantaine de kilomètres jusqu’à la prochaine route.

1 er jour. 22 km, +500, -500.

Après avoir laissé un bras au capitaine du navire, véritable arnaqueur, nous passons le train train habituel de l’immigration, puis on entame les 22 kilomètres de marche forcée, sous un temps tout pourri qui nous rappelle que nous sommes bien à 50 degrés sud. Même les cyclistes doivent descendre de leurs vélos et pousser! Plus tard nous arrivons sur le lago Desierto où se trouve l’immigration Argentine et le campement, le lac grouille de truites saumonées…

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2 eme jour. 25 km, +700, -700.

Toujours pas de route, soit on longe le lago Desierto sur un chemin interminable qui apparemment ne ferait que monter et descendre, soit il faut payer un bateau. On laisse le bateau à d’autres, le capitaine Chilien nous a tout pris. On marche, Il se met à pleuvoir et 25 km sous la pluie c’est long…alors ce n’est pas une journée que l’on a particulièrement appréciée. En fin d’aprés midi, une fois sur la route, on se remet à faire du stop, mouai ce n’est pas le Chili ici, les Argentins sont plus réticents, on est pris tant bien que mal jusqu’à El Chalten, dans la benne d’un pick-up ! Mais la benne, c’est beaucoup mois fun quand une pluie à te glacer les os tombe à l’horizontale! Hors de question de monter la tente, on s’offre un lit, le premier depuis trois semaines.

La plus belle des montagnes?

3 eme jour.  10km, +600.

On enchaine tout de suite la deuxième rando, toujours sous un temps déplorable on se rend au pied du mont Fitz Roy où l’on campe. Contrairement à nos précédentes marches le « parque de los glaciares » grouille de monde.

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4 eme jour. 27 km, +1000, -1300.

Le vent est tombé pendant la nuit, la bête est sortie des nuages…on monte à la Laguna de Los Tres pour voir le lever de soleil sur le massif du Fitz Roy, un enchainement de tours de granite dont la principale culmine à 3404 mètres de hauteur, le tout flanqué de gros glaciers. On en a vu des belles montagnes pendant notre voyage, mais là on atteint des sommets 🙂

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On profite du beau temps pour aller voir le Cerro Torre (3102 m), encore une belle tour de granite, un fantasme de grimpeur d’une verticalité à donner le vertige.  « Longtemps il fut considéré comme la montagne la plus difficile à gravir au monde. En effet, quelques soit l’endroit d’où l’on tente l’ascension, il faut escalader une paroi granitique de 800 mètres de haut qui aboutit à une calotte de glace inconsistante recouvrant la cime ; à cela s’ajoutent, les épouvantables conditions climatiques et la variabilité de la météo qui rendent très difficile de planifier une ascension de plusieurs jours. » Sympa le topo…

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Puis on entame le retour à El Chalten, on se repose un jour avant de repartir pour la troisième rando, à Paso del Viento. Là où a eu lieu l’envol…