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Bolivie Archives - Yohann François

Bolivie

Tupiza et Salta.

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Pour l’instant on y avait échappé, mais ça y est il est bien là, se dressant piteusement devant nous : le fameux bus bolivien. La rumeur était donc vraie,  la rouille, les fenêtres qui ne ferment pas, les pneus lisses, les sièges en bois, la piste défoncée, les ravins, les amortisseurs aussi souples que du béton, la poussière, le chauffeur qui pourrait perdre ses 12 points en 30 secondes selon nos standards, un arrêt improbable de 3 heures dans un village tout aussi improbable…le package est complet. Le trajet entre Uyuni et Tupiza aurait pu être un calvaire si nous n’avions pas été scotchés devant des paysages tous droit sortis des plus beaux westerns.

Tupiza est une petite ville agréable. Toujours avec notre cher Julien nous partons faire un tour dans les canyons au-dessus de la ville. Puis on reprend la route vers la frontière Argentine.

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Avant de passer l’immigration, on change nos dollars, fraîchement retirés en Bolivie, en pesos argentins. En raison de l’inflation et de l’interdiction d’acheter des dollars sur le sol argentin, on peut se faire une sacrée marge en échangeant ces dollars sur le marché parallèle. Le taux officiel est de 5,8 pesos pour un dollar, or nous les changeons au taux de 9,75 pour un dollar, soit 60% de mieux ! De quoi être plus à l’aise dans un pays où le coût de la vie est bien plus chère que les précédents.

On pensait dormir au village Purmamarca mais le stop en a décidé autrement. Nous grimpons tous les trois dans le 4X4 de Gustavo qui vient de s’arrêter à notre hauteur, on fait connaissance et il nous propose rapidement d’aller dormir chez lui. Notre première nuit en Argentine sera donc dans la superbe maison d’un guitariste de Tango et Flamenco hors pair, qui est récemment revenu de France avec de la Prune et de la liqueur de Champagne s’il vous plait !  Le matin il propose de nous emmener à Jujuy, la capitale de la province plus au sud et de là nous rejoignons Salta.

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Salta c’est la grande ville du nord-est Argentin, les différences ethniques, économiques et culturelles avec les Pays Andins sont très fortes. Un occident austral ? Oui surement, le Chili, l’Argentine l’Uruguay et le sud du Brésil sont majoritairement peuplés par des descendants de colons européens et cela se sent. Alors nous on se balade, dépaysés de voir des choses qui nous rappellent chez nous. Je ne sais pas si on vous la dit mais la bouffe en Bolivie ce n’était pas trop ça, ici on trouve quasiment tout ce dont on rêvait, alors on se rattrape. Et quand boucherie rime avec paradis, on achète deux entrecôtes de 300 grammes pour 25 pesos soit 2 euros. Alors le lendemain, on en rachète deux autres…

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Après trois semaines à voyager avec Julien c’est le moment de se quitter, lui va voir un pote à Cordoba plus au Sud, nous on part à l’est, vers l’Uruguay. Mais on va faire un gros détour pour aller voir une grosse cascade.

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Le Salar d’Uyuni et le sud Lipez.

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Nous débarquons à Uyuni en milieu d’après-midi. A peine sortis du bus, nous croisons des têtes déjà vues sur la route, ils nous indiquent l’hôtel bon marché puis l’agence pas cher pour organiser nos prochains jours. Nous voici tous inscris dans la même agence, Julien, Salomé et Clem un couple de Français, Alex et Goshka un couple Italiano Polonais. On monte tous dans un 4×4 pour un circuit de trois jours.

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Jour 1:

Premiers kilomètres sur le désert de sel c’est grand, c’est salé, c’est impressionnant ! Notre chauffeur s’appelle Willfredo (ce n’est pas une blague), il nous dépose sur les pentes du Tunupa, un volcan haut de 5321 mètres situés en bordure du Salar. De là, nous partons avec un petit vieux du coin, visiter une grotte où sont entreposées des momies depuis l’an 1200. Puis nous allons à pied jusqu’au mirador du volcan qui nous offre une vue splendide sur son cratère multicolore mais surtout une vue panoramique sur le Salar! 12000 Km² de sel, ça te calme.

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Mais que fait une mer de sel au milieu du désert ? Le Salar d’Uyuni est ce qui reste d’un immense lac qui, il y a 20000 ans recouvrait une bonne partie de la Bolivie et comprenait alors le lac Titicaca et la Paz. Le climat à change, l’eau a commencé à s’évaporer et petit à petit la concentration en sel a augmenté et il s’est déposé dans les zones les plus basses.

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Jour 2:

Quand les Andes ont décidé de t’en mettre plein la vue, elles ne font pas les choses à moitié. On quitte le Salar pour monter à environ 4500 m dans une des régions les plus hostiles de la planète. L’Atacama, le désert le plus sec du monde, battu par des vents glacials et parsemé d’une centaine de volcan. Et par endroits, il y a ces lagunes, d’une beauté incroyable où viennent se nourrir les flamants roses.

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Jour 3:

On passe par la zone géo-thermale de sol de Mañana, où l’on peut observer des geysers puis nous continuons notre route vers la frontière Chilienne pour déposer Alex, Goshka, Salomé et Clem. Ici plus rien ne pousse, la rudesse du climat et les récurrentes éruptions interdisent presque la présence de vies. On se dit au revoir à la laguna Verde au pied du volcan Lincancabur (5919 m) et on repart avec ce bon vieux Julien à Uyuni.

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Sucre, le cratère de Maragua et Potosi.

Sucre et le cratère de Maragua.

Sucre est la capitale constitutionnelle de la Bolivie, elle a connu la déclaration d’indépendance d’une province qui s’appelait à l’époque l’Alto Pérou. La ville est charmante, avec ses grands bâtiments blanchis à la chaux et son atmosphère tranquille. On débarque de la Paz toujours accompagnés de Julien, on se renseigne sur une randonnée qui se fait pas très loin de la ville, dans le cratère de Maragua, une étrange formation géologique.

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Après de nombreux échecs, nous trouvons enfin un moyen de transport pour nous rendre sur place. On marche toute l’après-midi jusqu’au moment où l’on se perd. Bien évidemment on se disait juste avant qu’il fallait être un naze pour prendre un guide par ici…Trouver le bon chemin, ce n’est pas gagné ! En gros, on voit où on doit aller mais entre nous et cet endroit il y a une forêt de piquants, des ravins, puis une falaise. On essaye à gauche : raté, on essaye à droite : encore raté, on essaye au milieu, ça pique à mort, puis en haut : trop risqué !! Bon, la nuit commence à tomber et on a oublié nos frontales, on se demande si ce n’est pas nous les gros nazes…En plus je fais une réaction allergique à une piqûre d’insecte et je me mets littéralement à fleurir de toute part (Yo). C’est au moment où je commence à prendre l’aspect d’un mur en crépi que l’on trouve enfin une sortie en suivant la rivière. On arrive  enfin dans le cratère de Maragua où nous passons la nuit.

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Le lendemain, je suis content, j’ai retrouvé une peau lisse. On part vers le village de Quila-Quila. Ici, un transport passe à 11h du matin, nous nous rendons vite compte que l’on va être juste pour l’attraper et c’est à ce moment-là que Valerio sort de nulle part. Il est allé rendre visite à sa mère et rentre lui aussi à Sucre. Il nous guide à travers des raccourcis incroyables et on arrive sur la piste avant l’heure.

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Le « transport » arrive, on s’était imaginé un bus, mais pas du tout, il s’agit d’un camion et d’une simple benne où sont entassés 70 personnes et leurs marchandises. On se retrouve dans des positions incroyables pour se tenir debout. C’est la guerre là-dedans, le moindre centimètre gagné sur son voisin est une victoire ! On pose rapidement la question fatidique concernant le temps du trajet, malheureusement on nous répond 4h et forcément à ce moment-là, le camion se retrouve avec une roue crevée… Une petite demi-heure pour changer la roue et nous re-voila entassés comme du bétail à l’arrière de ce camion. Les vieilles dames, on les comprend, sont assises sur le sol de la benne mais du coup la place est encore plus réduite. Un pied en équilibre coincé sous des tonnes de jupes et de provisions, le bras en l’air essayant de s’accrocher comme on peut, sans parler de la poussière…bref. Un trajet dont on se rappellera longtemps !

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Potosi et ses mines.

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Il y a des lieux où le poids de l’Histoire est lourd, très lourd. La ville de Potosi n’a pas été construite dans le but de détenir le record de la ville la plus haute du monde (4200 m). Mais pour exploiter les mines du Cero Rico, une montagne défigurée par des milliers de galeries. Quand ce filon d’argent fut découvert, les conquistadors envoyèrent des milliers d’esclaves Indiens extraire le précieux métal, puis ce fut des milliers d’esclaves Africains qui furent envoyés à leurs tours pour pallier la pénurie de main-d’œuvre car les conditions de travail, les difficultés, les accidents et la silicose provoquaient tant de morts. Durant la période coloniale on estime que 8 millions d’Indigènes et d’Africains périrent dans d’atroces conditions.

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Aujourd’hui, les gisements d’argent sont quasiment épuisés mais les mines sont toujours exploitées pour l’étain, le zinc et le plomb. Les exploitations appartiennent désormais à des coopératives de mineurs, les conditions de travail sont toujours archaïques et très difficiles. Pour améliorer un peu les conditions de vie et de travail certaines coopératives proposent des visites guidées à travers cet enfer. D’anciens mineurs se reconvertissent en guide et nous mènent à travers le dédale de galeries, bien sûr cette visite n’est pas exempte de voyeurisme mais les bénéfices sont reversés aux mineurs. Une fois habillés en parfait petit mineur nous suivons Ricardo dans les couloirs et galeries de la mine. Il faut presque ramper par endroits, l’air ambiant est saturé d’un mélange de gaz et de vapeur d’urine, nous allons jusqu’au troisième niveau, la température avoisine les 40 degrés! Mis à part quelques chariots mécanisés, tout le travail se fait à main d’homme. Quelle baffe! Quel enfer ! Surtout qu’à travers nos discussions avec notre guide nous apprenons que la plupart des hommes travaillent 8 à 12h sans pause et que beaucoup d’hommes meurent de la silicose avant leurs 40 ans. L’âge légal pour travailler dans les mines est de 18 ans mais Ricardo nous explique qu’avec l’autorisation du père de famille de jeunes garçons sont facilement embrigadés dans ce travail horrible. Car le salaire n’est pas mirobolant mais il est toujours un peu plus élevé que le salaire moyen.

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La Paz, la route de la mort et le lac Titicaca.

La Paz :

Nous on a bien aimé, et encore heureux car les sites à voir sont disposés en étoile autour de la ville, les allers-retours sont donc fréquents! Ce qui marque ici c’est tout d’abord la claque que l’on prend après avoir traversé le vaste et plat quartier d’El Alto qui semble attirer toute la misère du pays. Puis l’on découvre La Paz, cette vaste ville encaissée dans une profonde vallée avec en toile de fond l’Illimani (6438 m).

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La ville est construite à 3600 mètres d’altitude dans un mélange d’immeubles semi-modernes et de constructions anarchiques en brique, le tout ne semblant guère obéir à une quelconque règle d’urbanisme,  c’est vraiment une ville impressionnante. On ne va pas vous parler de musées ou d’églises ou de ruines, parce que après un an de voyage nous avons été atteint par un syndrome commun chez de nombreux voyageurs, entre évitement et déni c’est comme si une puissante force nous tenait à l’écart de ces lieux ! On exagère mais en l’occurrence, il est vrai qu’à La Paz on a juste eu envie de profiter de la ville sans forcément courir dans tous les endroits indiqués dans les guides de voyage.   Et puis, il y a toutes ces choses géniales qu’on ne voit ou que l’on peut faire qu’à la Paz:

Plutôt que d’aller au musée de la coca, allez voir le catch de Cholitas ! Des mamas de l’Altiplano qui se fracassent à coup de cagettes et de céramique ça n’a pas de prix !

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Plutôt qu’un policier en uniforme, on a préféré voir des zèbres  faire la circulation !

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Un chien moche avec un pyjama bleu : et croyez nous ce n’est pas le seul, il y en a plein des comme ça !

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Pour manger, rien ne vaut un burger chez Krusty pour 40 centimes !

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Boire du Ceibo c’est beau ! Mais pas forcement bon…

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Marcher dans la vallée de la lune.

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Escalader un 6000, Faire un laser-gammes pour 1,50 E, manger des pizzas en forme de cornet de glace, se faire tailler des vestes en cuir pour 40 euros !

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La route de la mort :

A la Paz nous retrouvons Azzdine et Alex, des Lillois que l’on avait rencontrés dans la région du Macchu Picchu quelques semaines plus tôt. Alors on se décide à faire une petite sortie ensemble. On fait appel à une agence qui organise des décentes à vélos sur la route de la mort, plus exactement on monte en minibus à un col situé à 4800 mètres d’altitude puis l’on descend au pied du village de Corroico à 1800 mètres ! Nous partons donc pour une descente de 3000 mètres, avec une petite heure sur de l’asphalte et le reste sur une étroite piste qui zigzag sur la paroi de la montagne. De bonnes sensations garanties !

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Le lac Titicaca :

Le lac Titicaca est bien sûr un passage obligé. Depuis la Paz nous prenons un combi direction Copacabana (3 heures), le plus grand port de Bolivie ! De là, nous embarquons sur un bateau qui en 2 heures nous dépose au nord d’Isla Del Sol. Nous débarquons sur l’ile, le temps de poser les sacs à l’hôtel et nous partons marcher vers la pointe nord de l’ile où se trouvent des ruines Inca.  Les paysages sont magnifiques, nous avons l’étrange impression d’être en bord de mer alors que nous somme à 3760 m, c’est assez incroyable. Nous marchons sur la crête, nous pouvons voir toute la Cordillera real.

Ce lac est impressionnant il fait tout de même 47 fois la rade de Brest, d’ailleurs les paysages d’ici me font penser à notre jolie côte finistérienne ou alors c’est la nostalgie du pays qui parle pour moi !

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Nous rencontrons Fabienne et Christophe ainsi que Julien nous poursuivons la soirée à boire quelques bières sur la plage.

Le lendemain de bonnes heures nous partons tous les 5 pour une traversée de l’ile, nous avons trois heures de marche pour rejoindre la rive sud afin de reprendre le bateau, en fin de journée nous sommes de retour à Copacabana et le lendemain encore de retour à La Paz.

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L’Amazonie.

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Finis les montagnes, enfin pour l’instant ! Nous partons faire un tour en Amazonie.

Direction Rurrenabaque, on a décidé de boycotter le trajet en bus car la route c’est « la route de la mort », il y a régulièrement des bus (environ deux par mois) qui finissent en contrebas de cette route très étroites ou écrasés par un glissement de terrain. On a donc décidé de poser nos petites fesses dans un avion. Ceci dit le petit coucou Bolivien n’est pas beaucoup plus rassurant!

On droit a un petit cadeau : l’avion passe tout près du Huayna Potosi avant de plonger vers l’Amazonie.

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Changement d’ambiance! A Rurrenabaque nous apprécions la chaleur et la verdure qui tranche avec les paysages désolés de l’Altiplano. Nous partons faire une excursion de trois jours dans la Pampa pour 50 euros chacun. Notre guide et capitaine de pirogue Fernando nous emmènent à travers le Rio Tuchi où nous pouvons observer des centaines de crocodiles qui se dorent les écailles au soleil, des oiseaux de toutes sortes, des tortues, des petits singes dit « cappuccino » et des capibaras  des gros rongeurs moitié porc et moitié castor! Le lendemain à l’occasion d’une sortie dans les marais nous avons trouvé ce que nous étions venu chercher : un anaconda de 2 m autrement dit un bébé. Plus tard nous avons nagé avec les dauphins roses d’eau douce avant de pêcher le piranha! Mais pour être franc, l’animal que l’on a le plus vu est sans aucun doute le moustique !

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Nous avions prévu de faire  3 jours de trek dans la jungle mais la pluie est venue perturber nos plans alors nous décidons de revenir plutôt à La Paz.

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L’ascension (ou pas) du Huayna Potosi: 6088 mètres!

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Après tous ces treks, et si on faisait un sommet à 6000 mètres ! La Bolivie est l’endroit parfait pour tenter l’alpinisme, en effet au départ de La Paz, plusieurs sommets sont accessibles pour une somme modique. N’ayant jamais tenté une telle expérience, nous allons donc démarcher quelques agences pour plus de renseignements. Le sommet le plus accessible est le Huayna Potosi 6088 m, Yohann l’a déjà gravi il y a 5 ans avec Mathieu, mais les autres sommets sont plus techniques ou plus haut donc tant pis il tentera le sommet une deuxième fois. Le tour est réservé pour 1000 bolivianos chacun (100 euros). Nous partons 3 jours, sont compris l’hébergement, les repas, le transport, une demi-journée de pratique sur le glacier puis l’ascension !

C’est parti nous sommes 6, deux Australiens, deux autres Français Anthony et Martial et nous.

 Laetiiii :

La première  journée, après être arrivés au pied du Huayna Potosi, nous faisons une petite séance d’initiation aux techniques d’escalades sur glacier. Piolet en main, crampons aux pieds nous nous entraînons à grimper  quelques parois verticales…c’est très sympa mais fatiguant aussi car tout  ce matériel pèse assez lourd. Je suis rassurée d’apprendre qu’il n’y a pas de passage si technique pour aller jusqu’au sommet.

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Le lendemain en début d’après-midi, nous nous apprêtons à partir pour le camp 2. Un peu d’excitation, une touche de stress mais une totale confiance en moi pour pouvoir aller au sommet, après tout on vient de marcher 30 jours au Pérou, niveau condition physique nous sommes à point! tranquilo pero seguro…..

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Nous voyons redescendre les groupes qui ont monté le sommet dans la nuit, vu leur tête cela a l’air dur et éprouvant. Tiens, 4 Français, si je leur demandais comment cela s’est passé… L’erreur! Les deux couples, venant de Chamonix, habitués à marcher en montagne me font un topo à chaud de l’expérience épuisante qu’ils viennent de vivre : c’est bien plus dur qu’on ne le pense, il fait froid, les derniers passages sont très difficiles sur une crête étroite avec 200 mètres de vide de chaque côté, certains ont failli arrêter plusieurs fois, le guide était très désagréable, il leur donnait un rythme trop rapide…Tiens tiens, la balance stress/confiance en moi c’est vite inversée dit donc….

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 Nous arrivons au camp 2 vers 16h30,  nous avalons une soupe accompagnée de quelques noodles et une heure plus tard il faut déjà essayer de dormir car le réveil est à 1 heure du matin.

Vers 2h nous sommes habillés, cramponnés, encordés. En première position se trouve le guide puis moi et Yohann ferme la cordée, nous partons tranquillement. Le temps est magnifique, la lune est pleine, sa lueur se reflète sur tout ce blanc qui nous entoure, la glace et la neige scintillent, on y voit presque comme en plein jour, le vent est glacial mais en marchant nous ne tardons pas à nous réchauffer.

Très  vite nous nous rendons compte que notre guide n’est pas des plus sympathiques, il n’a pas l’air décidé  à respecter notre rythme, il avance vite et me traîne quand je vais trop lentement à son goût. On a vraiment l’impression qu’il veut nous épuiser le plus rapidement possible pour que l’on abandonne.

Après avoir marché à flanc, puis traversé une zone de crevasses nous voilà entrain d’avancer sur une pente plus raide et qui va en s’accentuant. C’est très difficile, le manque d’oxygène pénalise grandement le souffle mais aussi les muscles, nous n’avons fait que 300 m mais mes cuisses ont l’impression d’en avoir grimpé 1500. Je me décourage un peu quand je vois tout ce qui reste à parcourir. J’ai besoin d’une petite pause pour reprendre mon souffle (la première !), le guide se met alors à discuter avec Yohann en espagnol comme si je ne comprenais pas ! Il lui dit « si tu veux rejoindre la cordée du mec tout seul, un peu plus haut, il n’est pas trop tard car de toute façon on voit bien qu’elle n’y arrivera pas ». On n’en revient pas, je marche lentement certes mais nous avons notre rythme et progressons normalement par rapport aux autres groupes, nous sommes tout à fait dans les temps. Pourtant avec la fatigue, ce trou du cul misogyne réussit à me foutre un sacré coup au moral.  Nous repartons mais dans ma tête je ne sais plus si je me sens capable d’aller jusqu’au bout. Les paroles de Yohann me regonflent un peu, physiquement je peux le faire mais c’est aussi dans la tête, à moi d’en vouloir. Et putain pour en vouloir j’en veux, ce sommet c’est mon défi personnel  et c’est con mais il se trouve que ce 19 septembre 2013 au moment même où nous faisons l’ascension cela fait tout juste un an que nous avons commencé ce voyage alors c’est vraiment cool de monter un 6000 ce jour là !

 Un peu plus tard nous apercevons une cordée qui redescend, c’est un des Australiens qui fait partie de notre groupe, il a des maux d’estomac terribles dus à l’altitude. J’hésite à redescendre,  c’est peut être la seule occasion de ne pas pénaliser Yohann, car si je souhaite arrêter plus tard alors que personne ne redescend, il sera obligé d’abandonner aussi. Je décide de continuer mais c’est très difficile chaque pas est un calvaire, et ce guide qui passe son temps à essayer d’accélérer la cadence. Après une dizaine de mètres, je me rends à l’évidence que je  n’arriverais pas en haut, il reste un peu plus de la moitié à parcourir surtout que la partie finale très exposée au vide me fait peur. Il faut que j’abandonne maintenant car je peux encore rattraper l’Australien et le guide qui redescendent. A 5600, c’est une déception énorme, j’embrasse Yo et j’entame la descente. Je suis tellement déçue que j ‘ai chialé sur toute la route jusqu’au refuge, en chemin un guide essaye de me consoler en me disant que le sommet sera encore là dans 5, 10, 15 et 20 ans, c’est sympa de sa part mais je suis moins sûr qu’avec 20 ans de plus j’arriverais ce que je n’ai pas réussi aujourd’hui !!!!

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Yohann :

Je me retrouve donc seul avec le guide, je suis maintenant convaincu qu’il fait tout pour que l’on abandonne. Il est 4h du matin, on a marché très vite pendant une heure pour rejoindre la cordée de Martial et de l’Australien encore debout. On doit être vers 5800 mètres, c’est super beau, on voit les lumières de La Paz ainsi que l’Illimani brillés sous la lumière de la pleine lune. Mais je commence à être un peu inquiet car la mer de nuages qui jusque-là était restée tranquillement cantonnée au fond des vallées, commence à remonter. Je me sentais bien jusque-là, mais le contre-la-montre pour rejoindre les autres m’a en fait épuisé. L’Australien s’allonge dans la neige, il n’en peut plus il redescend avec son guide alors que Martial se greffe à ma cordée, dommage j’aurais bien changé de guide. Donc, les guides s’échangent les gens qui veulent monter et ceux qui veulent redescendre, le bon côté c’est que si ton collègue de cordée craque, tu peux inter changer et continuer, le mauvais côté c’est qu’à chaque fois que tu as une occasion de faire demi-tour, tu cogites !

On avance bien avec Martial, c’est sa première montagne et il ne lâche rien ! On passe une épaule et le sommet apparaît, il est battu par des vents violents et cela ne sent pas bon. On fait une pause je regarde la mer de nuages, elle remonte trop vite, j’ai à peine le temps de le signaler à mon équipier que nous somme déjà en plein dedans. C’est foutu, quoi qu’il arrive il ne fera pas beau là-haut. Et puis j’ai froid, j’en chie et je ne vois pas l’intérêt de continuer alors que je suis déjà allé sur ce sommet dans des conditions pas géniales, mais franchement meilleures qu’aujourd’hui ! Alors, j’ai bien envie de redescendre. J’expose tout ça au Morlaisien en lui laissant le choix, il veut aller là-haut. Je fais mon petit diable et lui demande s’il est sûr, il en est convaincu, alors on continue…

Le truc c’est que le tracé a changé depuis 5 ans, on ne grimpe plus le sommet de face mais par une arête pourrie, parfois en glace et franchement assez exposée. Au vu de l’altitude et de la fatigue que l’on ressent, je pense que le qualificatif  «un des 6000 les plus faciles de la planète» que l’on peut lire dans les guides de voyage est à revoir. A cause des nuages, je n’ai pas pu prendre de photos alors je suis allé en chercher deux pour donner une vue d’ensemble.

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Le guide a un comportement lamentable, il est seulement au service de ses propres intentions, parce que monsieur a froid il veut que l’on se dépêche. Je suis obligé de lui dire de se calmer, de lui rappeler qu’on est en avance sur le timing et que si on ne prend pas le temps de respirer on a plus de probabilité  de commettre une erreur.

Avec ce vent qui ne veut pas se calmer, mes lunettes givrent, les piles de ma frontale se meurent avec le froid. Je ne vois donc pas grand-chose et parfois la trace est à peine plus large que ma chaussure alors je fais bien gaffe et j’use constamment de mon piolet pour m’assurer à droite sur le haut de l’arête neigeuse, alors je geins!

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Enfin on arrive, 6088 mètres!!! Martial est super content et moi sur le coup, pas vraiment, j’ai cru a un temps parfait au sommet pendant les trois quarts de la montée et là, on ne voit même pas à 5 mètres. Je suis juste content pour Laeti car, quand elle verra les conditions que l’on a eues, elle sera bien moins déçue de ne pas être allée en haut. Mise à part deux Suisses, nous étions les seuls au sommet du Huayna Potosi ce jour-là. Cela fait un taux de réussite de 4/18, bien loin de ce que vantent les agences de La Paz. Il fait trop froid alors on ne traîne pas là-haut. Il se met à neiger dans la descente, on s’arrête au refuge pour récupérer le reste du groupe puis on descend jusqu’au camp de base.

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