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Népal Archives - Yohann François

Népal

Temples et re-temples!

Bon promis on arrête avec les montagnes…

Lors de nos deux mois au Népal, nous sommes à nombreuses reprises passés par Katmandou. Voici un aperçu de nos visites dans la capitale.

Swayambhunath :  

 

Egalement surnommé Monkey Temple, ce sanctuaire bouddhique est un endroit à ne pas louper, il se dresse au sommet d’une colline surplombant Katmandou. Le stupa central est composé d’un dôme blanchi à la chaux coiffé d’un cône doré. Sur chaque face sont peints les yeux de Bouddha, symbole très présent au Népal. D‘innombrables moulins à prière entourent le site et des centaines de drapeaux à prière volent au vent. Sur chacun des moulins et drapeaux sont inscrits des mantras sacrés, le plus connu est « Om Mani Padme Hum » (salut au joyau dans le lotus).

 

 

Patan :

Tout comme Katmandou, Patan est dotée d’une Durbar Square : grande place située face au palais royal, composée d’une multitude de temples et de stupas, tous dédiés aux différentes divinités hindouistes et bouddhistes.

 

Le palais de Patan est aujourd’hui aménagé en musée abritant une des plus belles collections d’arts religieux d’Asie. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter car nous y étions un jour férié.

 

 

 

Boudanath : 

L’un des sites bouddhiques les plus sacrés du Népal, et pour cause il renfermerait des restes de Bouddha en personne, c’est aussi le plus grand stupa de la ville.

 

 

Pendant nos moments passés à Katmandou nous nous sommes retrouvés à deux reprises pendant des fêtes religieuses très importantes :

Le Dashain est la plus grande fête hindouiste. Sale temps pour les bêtes ! Dans tout le pays des centaines de milliers de chèvres et de buffles sont sacrifiés. Pendant plusieurs jours, tout un rituel s’installe autour de ses sacrifices et les derniers jours la fête prend un caractère familial.

 

 

Diwali, la fête des lumières est une manifestation hindoue célébrée en Inde et au Népal. Laksami, déesse de la richesse visite tous les foyers, lesquels sont éclairés pour l’accueillir comme il se doit. Partout des bougies, guirlandes et lampes illuminent les maisons.

 

Lors de notre dernière semaine à Katmandou nous avons fait plus ample connaissance avec Kailash et Rekha, ceux-ci tiennent un petit shop au nord  du quartier de Thamel. Lors de nos passages à Katmandou nous avions l’habitude de nous arrêter à leur boutique, il nous on tout d’abord invités à boire un verre avec eux (le soir de la fête Diwali), pour déguster du rahksi, alcool de riz produit dans leur village natal.  Pour notre dernière soirée au Népal, Rekha  nous à cuisiner un succulent Dal bath et le rahksi a coulé à flot.

 

Il est temps pour nous de quitter le Népal, nous avons découverts des paysages grandioses et appréciés la compagnie de ses habitants. Nous espérons y revenir, un jour…

Bon, on avait dit plus de montagne mais lors du décollage en direction de Bangkok on a eu une vue dégagée sur la chaîne l’Everest.

Au revoir l’Himalaya, bonjour la Thaïlande…

 

 

Everest Base Camp: Partie 2

9 ème jour.

Au petit  matin, c’est parti, nous nous enfonçons dans la vallée du Khumbu, vallée du camp de base de l’Everest. Nous passons une nuit à Lobuche (4970m) dans un lodge plutôt sale mais abordable. Il fait tellement froid qu’au réveil nos bouteilles d’eau se sont transformées en glaçons, nos vêtements lavés la veille sont dans le même état.

 

Trois heures nous séparent de Gora Shep (5180m), dernier village de la vallée. Pour y parvenir nous longeons le glacier du Khumbu. Une fois arrivés au lodge, nous prenons quelques heures pour nous reposer, manger et partons sans les sacs faire l’ascension du Kala Pattar (5550m), ce sera pour Laeti son record d’altitude. Le sommet est le meilleur point de vue sur l’Everest et sa cascade de glace. Nous restons un moment au sommet, prendre des photos, admirer le coucher de soleil sur le toit du monde et son acolyte (l’Everest (8848 m) et le Nuptse).

Nous passons une bonne soirée en compagnie de deux Québécois, Isabelle et Max. Le lendemain matin, je pars seul en direction du camp de base (Laeti souffrant de maux de tête est restée au lodge pour se reposer).  Surprise, après une heure de marche, quelques tentes et un drapeau indiquant « Everest Base Camp 2012 » se dressent à la moitié du chemin. Des groupes se prennent en photos devant la pancarte n’ayant pas compris que le véritable camp de base se trouve deux kilomètres plus loin. Je décide de continuer et croise un Sherpa, celui-ci m’explique que ces tentes sont en faite les leurs et qu’ils s’occupent de nettoyer le vrai camp de base et que les guides ont trouvés une bonne technique pour gagner du temps…je continue sur un terrain glissant, je suis au pied de la cascade de glace du Khumbu, seul.

L’étape suivante nous emmène à Dzongla, au pied du Cho-La Pass, nous sortons du circuit principal, les chemins sont moins fréquentés. Nous passons la soirée comme d’habitude autour d’un poêle chauffé à la bouse de Yak, quand soudain tout le lodge se met à trembler, on regarde le gérant interloqués, il nous répond  «earthquake !». Conséquence du tremblement de terre ? Une énorme avalanche résonne dans la vallée. La montée du Cho-La Pass est rude, le chemin est raide puis s’adoucit lorsque nous arrivons sur le glacier. Une heure plus tard nous sommes au col à 5420m, un vent glacial souffle, nous ne trainons pas. Dans la descente, arrivés dans un couloir exposé, une pierre grosse comme une machine à laver traverse le chemin quelques mètres devant nous, «  cours, bordel, cours !!! ».

 

Nous passons deux jours à Gokyo (4800 m), petit village coincé entre un lac et le glacier du mont Cho Oyu (8201 m), nous prenons le temps avant de passer le dernier col. Yo décide de se faire une petite sortie en solo afin de se dégourdir les jambes, il part au sommet du Gokyo Ri (5357m). Ballade de 3 heures aller/retour avec environ 600m de montée offrant une vue panoramique sur 4 sommets de plus de 8000 m (l’Everest, le Lhotse, le Makalu et le Cho Oyu). Il me rejoint à peine 2 heures plus tard, essoufflé.

Il me raconte qu’il a descendu en courant et a dépassé un sherpa qui marchait tranquillement. Trente secondes plus tard, ce même sherpa le re-dépasse avec un grand sourire, c’est la course…après cinq minutes, quasiment au pied de la montagne, Yo déclare forfait, le cœur prés à exploser !!

Le lendemain nous sommes en route pour la dernière montée. Plusieurs heures de marche pénibles et fatigantes, pour cette dernière difficulté mon sac de 10 kg semble en peser 40 kg, sur les derniers mètres mes jambes font grèves. Allez un petit effort, nous y sommes : Renjo La Pass (5417 m). Le temps d’admirer la vue et d’engloutir quelques sucreries pour nous donner des forces et nous sommes repartis pour une longue descente.

 

48 heures plus tard, nous sommes au bord de la piste de décollage. Pressés de retrouver des températures plus clémentes à Katmandou, nous partons en quête d’avancer notre vol initialement prévu 5 jours plus tard.

 

Arriver à Lukla ne veut pas dire être à la fin du périple, prendre l’avion n’a pas été une mince affaire. Tout commence au bureau de la compagnie, la veille du vol, l’employé nous dit : « ok, venez demain à 11 h à l’aéroport », jusque là tout va bien. Le lendemain on arrive dans un vrai bordel, on demande des infos aux personnes dans la fille d’attente du comptoir d’enregistrement, certaines nous répondent qu’elles attendent depuis 4 jours. Arfff ! Ca ne sent pas bon, obtenir une info auprès de la compagnie est mission impossible,  au bout de deux heures quelqu’un nous répond enfin : « vous êtes sur le 19 ème vol du jour », nous sommes qu’au 8 ème vol, il est midi et le temps se gâte, il n’y aura pas de 19 ème vol… Au moins nous sommes inscris quelques part. Nous attendons toujours dans la fille. Un nouvel enregistrement se prépare, on force un peu les choses en se plaçant en tête de file : ca marche ! Deux personnes manquent à l’appel, on nous donne une carte d’embarquement, satisfaits, nous passons devant des mines déconfites par notre rapide succès.

Il n’y a plus qu’à attendre l’avion, deux rotations passent…ca y est, c’est notre tour !! Soudain, un attroupement se forme autour de notre avion, des gens examinent le train d’atterrissage, une pièce semble cassée. Bon, on attend le prochain avion, mais entre temps, il se met à pleuvoir puis à neiger. Ca sent le sapin, on nous dit d’attendre car un ingénieur arrive de Katmandou en hélicoptère et que la réparation ne prendra que quelques minutes, sauf que c’est la tempête de neige dehors. Apres trois heures d’attentes dans l’aéroport glacial, plus personne ne s’attend à rentrer aujourd’hui. On demande alors de retourner à l’hôtel. On nous répond de rester et d’attendre 17h30, notre seul interlocuteur est un policier, certains passagers s’agacent et ne comprennent pas pourquoi on attend pour rien alors que l’on pourrait être bien au chaud à l’hôtel. Finalement la compagnie s’active, on nous donne de nouveaux boarding pass pour le lendemain matin et ils nous disent de récupérer nos bagages et de revenir à 5h30, ce dont on se doutait depuis un moment se produit : nos sacs ont eu plus de chance que nous car une erreur d’étiquetage les a envoyée à Katmandou.

Bon plus d’affaires, quasiment plus de roupies, ca ne va pas être simple. Nous expliquons notre situation à l’hôtel, ils nous mettent dans la chambre de leurs enfants partis faire des études en ville. Le lendemain à 5h30 nous trouvons l’aéroport fermé. Une heure plus tard il ouvre, certain passagers haussent le ton car la compagnie n’a pas prévue de nous embarquer dans le premier avion mais toujours dans celui en panne, on  nous répond que si on pose encore une question nous ne partirons pas du tout…tres bien, on attend tous sagement. 4 avions arrivent et repartent puis l’ingénieur arrive enfin ! Il répare le train d’atterrissage, ca y est, à midi nous embarquons…

Après tout ça, du gras ,du gras et du gras !!!

Everest Base Camp: Partie 1

Pour aller dans la région de l’Everest, deux solutions s’offraient à nous:

– prendre un avion Katmandou-Lukla, 250$ aller/retour par personne.
– prendre le bus Katmandou-Jiri, 6$ aller par personne, 12h de bus. Mais cette option rajoute 7  jours de marche.

 

Notre plan de départ était de prendre le bus et de commencer notre trek  à Jiri. Au moment de prendre nos tickets de bus à Katmandou, on s’est rendu compte que l’on était en plein Dashain : fête religieuse hindouiste très importante au Népal, à cette occasion plusieurs jours sont fériés. nous nous retrouvions donc coincés plusieurs jours à Katmandou.Le service aérien assurant un minimum de vol, nous avons donc pris l’avion en direction de Lukla.

Atterrissage en douceur à Lukla, malgré une piste de juste 500m de long et inclinée à 12 degrés. Soulagement dans le petit avion, quelques semaines auparavant des passagers n’ont pas eu cette chance, les accidents sont fréquents sur cette ligne…

Nous débarquons dans le Sagarmatha National Park (Sagarmatha est le nom Népalais de l’Everest). Deux jours de marche et nous arrivons à Namche Bazaar située à 3440m d’altitude, capitale du pays Sherpa (le peuple Sherpa est un groupe ethnique originaire du Tibet, Il y a environ 500 ans, les sherpas ont quittés la province du Kham, située dans l’Est du Tibet, pour venir s’établir dans les hautes vallées Himalayennes du Népal, notamment au pied du mont Everest. A tort les touristes occidentaux ont tendance à associer l’appellation Sherpas pour tous les guides et porteurs travaillant dans les montagnes himalayennes). Ici et dans tout le parc national les prix sont multipliés par 3 ou par 4 par rapport à Katmandou, l’absence totale de route et l’aspect touristique de ces vallées en sont les raisons principales.

Malgré notre précédent trek et notre bonne condition physique, nous restons vigilant au sujet de notre acclimatation. Le mal des montagnes n’est pas un mal à prendre à la légère,  en effet, aux alentours de 5000m d’altitude la quantité d’oxygène diminue de moitié par rapport au niveau de la mer, ce qui nécessite une montée lente et progressive afin que le corps s’adapte à cette raréfaction.   D’ailleurs, nous avons été témoins des risques encourus. Lors de notre nuit  à Namche Bazaar, une femme de 40 ans, redescendue d’urgence est arrivée dans notre lodge, placée sous oxygène,  son état était critique (pouls à 30), le médecin parlait d’oedème cérébrale. Le lendemain matin, après une nuit sous surveillance et sous oxygène, elle avait repris des forces et son rythme cardiaque était revenue a la normale. Ouf! Que cela nous serve de leçon, nous serons plus que prudent… Malheureusement des accidents arrivent chaque année, comme dans tout milieu naturel.

Après avoir quittés Namche Bazaar, le spectacle qui s’offre à nous est de plus en plus impressionnant et nous ne sommes pas encore au pied de ses géants de roche et de glace. Nous avançons doucement dans la vallée, au fond de celle-ci : le Lhotse (8516 m), le Nuptse (7861 m) et l’Everest (8848 m), un peu plus près sur la gauche l’Ama Dablam (6856 m); sublime.

Une longue montée et nous arrivons à Tengboche (3900 m). La nuit est glaciale et il se met à neiger, ayant pour seule isolation du contre-plaqué en bois et une tôle la température de la chambre descend sous zéro pendant la nuit, nous décidons que dorénavant nous ne dormirons que dans des habitations en pierres (ce ne sera pas la dernière fois). Au matin, après une visite du temple bouddhiste, nous marchons une heure et traversons une magnifique forêt de rhododendron puis nous posons nos sacs pour une journée de repos.

Nous passons l’après-midi dans la salle commune du lodge, je regarde un livre écrit par un médecin américain spécialiste de l’Everest. Le propriétaire me lance “I’am in the book”, je tourne quelques pages et découvre que en 1993, lors d’une ascension, une chute de 100m dans une crevasse lui brisa les deux chevilles et il passa 48h à attendre les secours. Ses chevilles réparées, Nima Tashi Tshering Sherpa à depuis grimpé à 10 reprises le sommet de l’Everest et bien d’autres sommets alentours…
Plus tard, nous partageons la soirée avec un groupe d’espagnols revenant de l’Island Peak, ceux-ci ayant rempli leur sac à dos de chorizos, auront la gentillesse de nous en offrir à volonté et même de nous en laisser pour notre pique-nique du lendemain, un vrai délice dans cette contrée délaissée par la viande!

Nous continuons progressivement notre marche, une nuit à Dingboche puis nous passons deux nuits à Chukung. À cette occasion nous nous acclimatons, nous reposons et allons-nous balader près du lac Imja (lac glaciaire, dont le niveau augmente chaque année dû à la fonte des glaces, menaçant  de se déverser dans la vallée) et grimpons sur le Chukung Ri (5500 m). Un bain de soleil au sommet nous permet d’apprécier la face sud du Nuptse (7861 m) et du Lhotse (8516 m), l’Island Peak, le Makalu (8463 m), l’Ama Dablam (6856 m),et leurs glaciers qui plongent vers la vallée.

Le tour des Annapurnas: partie 2

Nous quittons Manang sans nos compagnons de route partis à l’Ice Lake et entamons l’ascension du col Thorung La (5416m). Lors de ces 3 jours, les étapes sont plus courtes mais plus fatigantes dû au dénivelé et à l’altitude (par chance nous ne ressentons pas ses désagréments à part un léger mal de tête).

Une première nuit à Ledar puis nous arrivons au high camp à 4800m, nous nous retrouvons sous des averses de neige et de grésille, dans la seule et unique lodge à cette altitude, l’ambiance est chaleureuse, tout le monde est impatient de passer le col et les discutions vont bon train.

 

Le lendemain départ à 5h, la brume laisse doucement place à un ciel étoilé, les jambes se font lourdes au fur et à mesure de notre progression. Le souffle court nous assistons à l’arrivée des premiers rayons du soleil sur le Thorung Peak. Mais celui-ci se trouvant à une distance respectable et le col se trouvant à son pied, on en déduit qu’il nous reste une bonne trotte avant de le franchir.

Une heure plus tard nous arrivons au Thorung la ! Le devoir accompli, nous entamons la descente vers Muktinath, l’air se fait plus dense et le pas plus rapide. Les paysages changent totalement, la vue s’ouvre sur les régions désertiques du Mustang et du Dolpo, privées des pluies de mousson par la chaine des Annapurnas.

 Le lendemain nous partons pour Jomsom, après quelques heures de descente nous arrivons dans la vallée de la Kali Gandaki. D’un coté se dresse le Nilgiri (7061m) et de l’autre le Dhaulagiri (8167m). Le lit de la rivière s’étale sur plus d’un kilomètre, au premier abord on trouve cela charmant, sauf que dès midi des vents violents remontent la vallée soulevant de véritable tempête de sable ! Il faut se couvrir intégralement le visage pour avancer.

 Après deux heures de galère, nous arrivons à Jomsom, nous y mangeons mais l’aspect de la ville nous déplaît, nous continuons alors notre chemin jusque la ravissante Marpha. Surement un des plus beau village que nous aurons traversés avec son temple et ses maisons typiques, blanches aux fenêtres bordeaux, le long de sa longue et étroite rue piétonnière, les boutiques de souvenirs tibétains se succèdent, rempli d’étoffes, de foulards et de bijoux…Le soir nous dégustons un brandy (spécialité de la région), au petit matin nous voilà de nouveaux sur les chemins.

Nous descendons tranquillement la vallée en s’octroyant un jour de pause à Kokhetanti, car les courbatures ont refait surface et de plus, ce petit village d’une quinzaine d’habitations se trouve face à un cirque magnifique. De la terrasse du lodge, nous avons une vue imprenable sur le Tukuche Peak et une partie du glacier Est du Dhaulagiri, puisqu’on a le temps, pourquoi se priver. Trois jours plus tard, nous voilà à Totepani, à deux jours de la fin.

Une dernière difficulté reste à franchir : nous devons remonter 2000 m de dénivelé afin de rejoindre Ghorepani qui offre un point de vue sur l’Himalaya. L’ambiance change radicalement, en effet ce village se trouve à deux jours de marche de Pokhara, en pleine saison les touristes se font légions.Nous décidons de partir avant l’aube à Poon Hill pour y voir le levée de soleil, c’est un point de vue splendide, sur l’Annapurna, le Daulaghiri, le Machapucharé … petit bémol, nous ne sommes pas les seuls à vouloir apercevoir les premiers rayons du soleil éclairer certaines des plus hautes cimes du monde. Perchés à 3200m ce n’est pas moins de 400 touristes qui se retrouvent agglutinés. Nous ne trainons pas… une longue descente de six heures jusqu’a Nayapul achève le tour des Annapurnas.

 Nous sommes de retour à Pokhara et prenons une semaine de repos avant d’entamer un trek d’environs 25 jours dans la région de l’Everest, et oui tout cela n’était qu’un vaste entrainement !

Le tour des Annapurnas: partie 1

Nous voilà de retour de 17 jours de treks, soit 210 km, de Besi Sahar à Naya Pul. Le tour des Annapurnas : Trek himalayens mythique dû à la beauté et à la diversité de ces paysages : rizières, cascades, forêt de rhododendrons et de conifères … et surtout des sommets à vous couper le souffle !

Départ matinal de Pokhara, le trajet de bus permettant de rejoindre le départ du trek  est tumultueux,  Yo découvre le plat national, le Dahl-Bhat, grâce à un petit népalais qui régurgite généreusement son petit déjeuner sur sa jambe. Puis quelques instants plus tard, nous évitons de peu un choc frontal avec un bus arrivant en sens inverse … Nous arrivons finalement à bon port, Besi Sahar (760 m) ville départ de notre trek ! Autour d’un plat de nouilles sautées nous rencontrons Perrine et Jérémy avec qui nous partagerons les six premiers jours de marche.

 

 

Nous nous enfonçons dans une profonde vallée creusée par les flots torrentiels de la Marsyangdi Nadi, ses parois sont étagées d’une multitude de rizières, il y règne une chaleur tropicale. La première soirée est marquée par une crise de paranoïa générale à cause d’araignées de tailles impressionnantes pour nous petit français, mais une fois à l’abri sous nos moustiquaires nous réussirons à dormir jusqu’au petit matin. Par la suite, la montée progressive en altitude permettra  la raréfaction des insectes ainsi que la diminution de leur taille, forte heureusement !

Le lendemain nous dormons à Jagat. L’influence tibétaine se fait sentir, nombreux sont ceux qui ont trouvés refuge dans cette vallée après la grande vague de répression chinoise. La journée suivante nous continuons dans la même vallée encaissée, ses parois immenses nous empêchent de discerner les sommets himalayens, nous passons d’une rive à l’autre sur d’étroit pont  suspendu.

Il n’y a pas de route dans cette vallée, mise a part quelques pistes de 4×4  souvent très abimées : toutes les denrées alimentaires, ménagères, de constructions … viennent à dos d’ânes mais aussi le plus souvent à dos d’hommes.  Après avoir traversés le village de Tal nous dormons à Darhapani.

Le quatrième jour nous obliquons à l’ouest, se changement de cap nous permet de découvrir le sommet du Manaslu (8163 m). Après une longue montée, nous parvenons  à Chame (2670m), le village est constellé de moulins  et de drapeaux  à prières, contrairement au sud du Népal majoritairement hindouiste, les populations des montagnes sont résolument bouddhistes.  Nous gagnons de l’altitude, le soir dès que le soleil passe derrière les montagnes les températures chutent.

 

 

De Chame à Pissang les paysages se métamorphosent, la jungle laisse place à une forêt de pins et après quelques kilomètres, la vallée s’élargie enfin ! Nous sommes au pied de L’Annapurna ll (7937 m), de notre position à Upper Pissang nous pouvons observer 5000 mètres de dénivelés et constatons que le sommet est recouvert d’une épaisseur de glace colossale! Sur la droite du sommet une longue crête blanche se détache vers l’ouest, c’est la grande barrière des Annapurnas qui compte de nombreux sommets supérieurs à 7000 m.

A Manang, situé à 3540 m, nous restons deux jours afin de s’acclimater à l’altitude et de se reposer.

Namaste

Bonjour à tous, voilà cinq jours que nous sommes arrivés au Népal. Après 6h d’avion puis 9h d’escale au Qatar, nous voilà sur le vol Doha / Katmandou, dernière ligne droite. Par chance un problème de place fait que nous nous retrouvons en première classe. Du coup, un petit whisky 15ans d’âge pour monsieur, une petite coupette de champagne pour moi, suivi d’un repas agrémenté d’une bonne bouteille de st Emilion grand cru, on est au top pour quelques heures de sommeil avant d’arriver.

Nous passons deux jours dans l’atmosphère irrespirable  de Katmandou, le temps d’une visite du centre historique et de faire nos permis de trekkings pour le tour des Annapurnas. Puis nous prenons la direction de Pokhara.

Après 7 heures de bus chaotiques à travers les montagnes, nous voilà  paisiblement installés en terrasse d’une payote sur les rives du lac Phewa à apprécier la tranquillité de Pokhara. Le lendemain, la clarté de l’aube nous permet enfin d’apercevoir les sommets surplombant la ville : devant nous se dressent le Dhaulagiri 8167 m, l’Annapurna 8091 m, le Machhapuchhare 6997 m, l’Annapurna II 7937 m, le Manaslu 8156 m … A titre de comparaison, le Mont Blanc culmine à 4807 m,  autant vous dire que c’est impressionnant.

Nous traversons le lac en pirogue, une fois de l’autre coté, une montée de 30 minutes nous conduit à la pagode de la paix mondiale, stupa bouddhiste construit en 1996. Cet endroit surplombant le lac est également un magnifique point de vue sur l’Himalaya, malheureusement le temps que l’on monte,  des nuages se sont déjà formés.

Nous poursuivons  notre ballade par un grand tour de la ville, avec une pause pour voir la cascade de Devi et manger des momos et des chowmeins  spécialités népalaises. Les momos sont des petites bouchée fries et farcies aux légumes et au poulet, les chowmeins sont des nouilles sautées aux légumes avec au choix des morceaux d’omelette et /ou de poulet.

Demain nous débutons le tour des Annapurnas, 20 jours de marches avec un passage au col de Thorung La à 5416m d’altitude.