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Indonesie Archives - Yohann François

Indonesie

Komodo: manta et dragon!

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De Labuanbajo pour revenir à Lombok il y a 3 solutions:

  • Prendre l’avion, dans notre cas, on l’a déjà pris à l’aller.
  •  Faire 27 h de trajet en ferry puis en bus à travers Sumbawa. Après les heures passées dans des petits bus sur les routes de m… de Flores, non merci !
  • Prendre un bateau 3 jours / 3 nuits, un poil hors budget mais est compris dans le prix : trajet, couchage, repas et en plus des arrêts snorkelling notamment pour voir des raies Manta. Ainsi qu’un arrêt sur l’ile de Rinka et sur l’ile de Komodo pour voir les dragons, plus un arrêt pour voir une cascade etc… aller, c’est parti !

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Nous embarquons donc avec Léa et Matthieu dans le bateau, nous avons négocié la première nuit à bord gratuite, au port de Labuanbajo. Le bateau est simple mais bien agencé : une zone de vie sur le pont avec la cabine du cap’taine et de l’équipage suivie d’une petite cuisine et des toilettes. Et au dessus de tout ça, un grand dortoir pour nous. Nous apprenons que nous serons 8 pour la traversée plus les 4 membres d’équipage, nous sommes ravis, un nombre idéal pour ne pas se marcher dessus. Première soirée au port nous  ne sommes que tous les 4, l’équipage a l’air sympa et très calme, notre cap ‘tain très souriant a également un rire très communicatif, malheureusement ils ne parlent pas anglais. Le matin nous faisons connaissance du reste de la troupe, Raymond & Tamara un couple de Suisse et Nicolas & Alexandre les Québécois.  Puis nous quittons le port de Labuanbajo, arrêt snorkelling et petit trek sur l’île de Rinka pour voir les dragons, marqueront cette première journée.

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Le soir nous jetons l’ancre dans une superbe baie après avoir snorkellé à Pink-Beach. Plus tard dans la nuit, tout le monde se jettera à l’eau pour nager avec le plancton phosphorescent. Au petit matin du deuxième jour, nous sommes réveillés par les moteurs du bateau qui se mettent en route, quelques dauphins sautent au large du navire, nous mettons cap sur l’île de Komodo qui est juste en face. Au programme, un trek pour voir les dragons de Komodo. Si c’est comme la veille sur l’île de Rinka on n’en verra pas un seul pendant la marche et ils seront tous prés des cuisines du parc!  Ça ne loupe pas mais cela ne change rien nous sommes très contents de les avoir vus!

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Nous reprenons la mer et mettons cap sur Manta-Point!  Nous avons vraiment tous très envie de voir ces grandes raies. Mais il n’y a pas 100% de chance de les voir. Les raies mantas se trouvent généralement dans des zones où le courant est très fort. Pour des raisons de sécurité, nous sommes tous obligés de nous accrocher à une corde reliée au bateau. Au début c’est un peu le bordel, on est tout serrés, on se cache la vue les uns les autres on se donne des coups de pied en nageant et la cordes nous brule les mains…bref l’organisation n’est pas top.  Puis nous apercevons la première raie manta au loin, le courant n’est pas très fort, nous lâchons tous la corde et pouvons nager librement au dessus de ces élégantes et gigantesques créatures qui font de 3 à 5 mètres de large. Au final nous en verrons 4  ou 5 dont une de vraiment près. Un moment inoubliable. Il est temps de reprendre la mer nous naviguerons toute l’après-midi et toute la nuit.

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Nous nous réveillons à l’aube, ancrés prés d’une plage, nous faisons un peu de  snorkelling puis une petite balade derrière la plage où se trouve un grand lac d’eau salée, dans un vieux cratère volcanique. D’autres stops snorkelling rythmeront la journée ainsi qu’une virée à travers la jungle débouchant sur une cascade, après trois jours en mer ça fait du bien de se rincer à l’eau douce! Le dernier soir nous ancrons près d’une plage pour passer la nuit. Au coucher du soleil des milliers de flying- fox (littéralement renard- volant) qui sont de gigantesques chauves-souris, s’envolent à la recherche de nourriture. Cette dernière nuit à bord sera pour ma part marqué par la visite du rat ! En effet durant la traversée on l’avait déjà aperçu le rongeur sur le pont ou prés de la cuisine. Mais en pleine nuit c’est carrément dans le dortoir et même sur ma tête qu’il est venu se promener! Le lendemain matin vers 10h le bateau nous dépose sur l’île de Lombok.

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Yo et moi partons passer nos 4 derniers jours en Asie prés de la plage de Kuta, au sud de l’ile. Nos compagnons de route (ou de mer) se dirigent vers le Rinjani.

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Ainsi se termine ce voyage en Asie du sud-est. Ces neufs mois seront passés vite et pourtant certaines choses nous paraissent déjà si loin. Si vous vous demandez ce que l’on a le plus apprécié, on vous répondra sans hésiter le Népal pour ses paysages hors du commun. Les plus belles plages nous les aurons vues sur la cote d’Andaman en Thaïlande, on peut aussi mentionner ce pays pour la meilleure cuisine d’Asie et de loin. Et pour finir l’Indonésie, mention spéciale pour un superbe mélange entre mer et volcan,  quand on regarde ce pays qui est si grand, on se dit qu’il reste tant à faire : Sumatra, Bornéo, Sulawesi, la Papouasie…peut être une autre fois…

Les Népalais, les Indonésiens et les Laos sont les peuples qu’on a le plus appréciés, très ouverts et d’une gentillesse incroyable, mais partout nous avons fait des belles rencontres et partagé des moments inoubliables aussi bien avec des locaux qu’avec d’autres voyageurs.

Bref si c’était à refaire, on referait presque tout pareil! Notre soif de voyage n’est pas finie et notre compte en banque pas encore dans le rouge, alors on a décidé de continuer l’aventure pour quelques mois de plus.

Changement de continent et changement d’ambiance… La suite au prochain épisode 🙂

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Flores: Kelimutu et Kanawa.

Le volcan Kelimutu. 

C’est à contre cœur que l’on dit au revoir à Stanislas et à sa famille. Traverser l’ile de Flores par la route, eh ben ce n’est pas de la tarte. La Flores Highway doit être une des routes les plus tortueuses du monde. Notre première étape se fait au village de Moni au pied du volcan Kelimutu. Aller, c’est samedi, c’est permis ! On retombe dans nos travers à 15h on abuse carrément de l’alcool de palm, à 16h on ne répond plus de rien et à 19h on dort profondément. Aie aie aie, levés à 4h du matin pour l’ascension de notre dernier volcan d’Indonésie, malgré tout ce sera la plus facile. Et pour cause, on loue une Motobike pour se rendre au parking situé à 5 minutes à pied des cratères. Les trois  lacs du Kelimutu ont la particularité d’avoir chacun une couleur différente. Le plus éloigné et aussi le moins actif garde sa couleur noire alors que les deux autres, côte à côte varient du rouge au turquoise selon l’humeur du volcan.

Au parking, on sent déjà des picotements au niveau des yeux et de la gorge, plus on s’approche plus ça devient intenable, rien à voir avec les fumeroles que l’on avait respirées précédemment. Ici le gaz est invisible, n’a pas d’odeur et il est bien plus corrosif, ce n’est pas très rassurant. Mais une fois bien à l’ abri, le vent dans le dos, sur le point de vue aménagé il n’y a plus de problème et on a plus qu’a regarder le soleil se lever. Deux jours après on apprendra que le cratère est ferme au public à cause d’une hausse de l’activité…

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Nous récupérons nos sacs à Moni et continuons notre route vers l’Ouest, on se fait prendre en stop pour Ende, deux heures de route pour faire 50 km, c’est le tarif sur la Flores highway !! Les missionnaires portugais ayant bien fait leur travail, Flores est une ile à dominance catholique, d’où la présence de l’église non pardon de la cathédrale d’Ende!

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 Le temps devient franchement mauvais et contrarie nos projets, on décide de continuer la route. Nouvelle étape à Bajawa, ville d’altitude, le temps est encore pourri. Non mais rendez vous compte, il fait tout juste 20 degrés avec en prime de la pluie et du vent, c’est tout bonnement insupportable! Comme nous le disait Stanislas à Wodong: il n’y a plus de saison. La matinée brumeuse, nous décide à en finir avec cette route de malheur.

L’ile de Kanawa.

Une fois revenus à l extrême-ouest de Flores, sur les conseils de Yan et Norma (le couple d’Australien qui nous avait embarqués  sur leur voilier en Thaïlande) nous partons pour Kanawa.

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De Labuanbajo une navette gratuite vous emmène sur cette ile de rêve, seul un resort et son club de plongée occupe ce petit bout de terre. Nous jetons la tente au camping et nous empressons de prendre le masque et le tuba pour aller voir les coraux qui apparemment sont exceptionnelles.  Et effectivement le snorkelling à Kanawa, waowh !!!, C’est vraiment ce qu’on a vu de plus beau.

 Au sud de l’ile une longue plage remplit de coraux durs et de coraux mous de toutes les formes et de toutes les couleurs, sans compter les poissons qui sont tous aussi nombreux et différents les uns des autres. Au nord ouest de l’ile une zone de mangrove,  au petit matin et à marée haute nous décidons de nous y aventurer, on nous a dit qu’on pouvait y voir des requins (…de récifs, inoffensifs). Les premières minutes ne sont pas rassurantes dans  la mangrove (on a vu un gros serpent), l’obscurité et toutes ces racines qui s’entremêlent, créent une ambiance particulière. Mais au fur et  à mesure la crainte disparait, l’endroit est magique, des milliers de petits poissons bleux se laissent porter par le mouvement de l’eau à travers les racines, les rayons du soleil passent à travers les arbres et plongent vers cet entremêla de bois, cela donne une luminosité et une visibilité démente…

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En s’avançant dans la mangrove, on tombe nez a nez avec un Lion-Fish, on reste l’observer plusieurs minutes (mais pas trop prêt car il est dangereux). Nous apercevons des petits requins au loin et furtivement, puis nous débouchons sur une clairière aquatique au milieu des arbres. C’est une zone de 20 m2 avec à peine 1m de profondeur, on se cale dans un coin sans bouger  et nous assistons au va et viens d’une quinzaine de baby-shark, c’est carrément une nurserie! Certains s’approchent tout prés,   particulièrement celui qui se trimbale avec ces deux potes poissons. Heureusement ou malheureusement (ça dépend pour qui :)) nous ne verrons pas les parents!

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Le 3e jours nous retrouvons Léa et Matthieu, nos deux bretons rencontrés au Gili que nous avions prévu de retrouver ici, avant de faire le retour à Lombok en bateau ensemble. En arrivant ils nous présentent Tezar et Gabi un couple de Jakarta. Nous passerons les 2 jours suivants tous les 6, snorkelling, saut de la jetée, observation des petits requins, tortue, poulpe, apéro, coucher de soleil… bref, la belle vie… Après 5 jours sur cette ile de rêve nous partons à contrecœur.  Mais ce qui nous attend est tout aussi bien, voir mieux…

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Flores: Wodong et le volcan Egon.

Après le trek du Rinjani on a rencontré Lea et Matthieu, un couple de Bretons. Nous sommes allés ensemble aux iles Gili. Bilan : Gueules de bois, snorkelling en eau claire et tortue.

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Ensuite, nous avons pris un avion pour Maumere 1000 km plus à l’est sur l’ile de Flores, voler dans l’avion d’une compagnie blacklistée c’est toujours une expérience. Surtout quand le mauvais temps est de la partie 🙂

On est bien content d’arriver entier à Maumere, la ville n’a pas d’intérêt, on fait donc 30 minutes de bemo pour arriver chez Lena’s House à Wodong. Stanislas et sa famille nous accueillent dans leur bungalow les pieds dans l’eau, on est les seuls touristes dans le village, ça fait du bien! On a retrouvé un coin de paradis!

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Pendant 5 jours on discute avec Stanislas qui travaille aussi dans une association humanitaire, il connait beaucoup de choses sur Flores et les environs. On fait du snorkelling devant la guest, on regarde la superbe baie de Wodong, on observe les pêcheurs et on se découvre un nouveau vice : l’Arak (Alcool de palm).  Tiens, tiens… Il y a un petit volcan à quelques kilomètres du village, on ne résiste pas. Le mont Egon et ses modestes 1703 m se montent en deux heures. La montée n’a rien d’original, forêt, savane, cailloux, vues à couper le souffle sur Flores et la mer. Le cratère lui nous surprend, il y a des sacrées fumerolles, un peu comme celles du Kawa Ijen. Je ne résiste pas à descendre dans le cratère et m’approche à 1 mètre de la bouche principale. Le mieux dans tout ça, c’est que l’on est absolument seul sur cette montagne!

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Nous repartons vers l’ouest,  la prochaine étape : les trois lacs du volcan Kelimutu et la surprenante ile de Kanawa.

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Le trek du Rinjani.

Sur l’ile de Lombok, tout d’abord nous faisons prolonger nos visas à Mataram. Cela prend normalement  trois jours ouvrés. Pas de bol, le week-end approche et ça ne nous arrange pas du tout de rester bloquer 5 jours alors qu’une belle fenêtre météo s’ouvre à  nous, pour notre prochain trek. Alors à l’immigration, on demande avec notre meilleur sourire s’il n’y a pas moyen de s’arranger. Un regard à droite puis à gauche de la part de l’agent de l’immigration et il nous retourne notre sourire. Notre tentative de corruption fait mouche et l’on ressort du bureau de l’immigration le jour même avec nos visas en poche.

Bon, on n’est pas venu à Lombok pour boire des banana-shakes mais pour partir à l’assaut du plus haut volcan d’Indonésie occidentale, le Rinjani et ses 3726 mètres. Toutes les agences de l’ile proposent d’effectuer le trek avec guide et porteur, vous permettant au passage de vous délester d’une bonne centaine d’euros. Quand on leur raconte que nous comptons le faire par notre propre moyen ils nous répondent le blabla habituel : trop dur, trop dangereux, il fait froid, vous allez vous perdre…bon ils essayent tout de même de nous refiler un transport pour Senaru, le village de départ, encore raté! On fera du stop.

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Jour 1: 13 km, +2200 m.

Départ au lever du jour du village de Senaru, avec 5 jours de nourriture et de l’eau pour la journée, nous avons des sacs de respectivement 14 et 17 kilos. Le village est à 500 m d’altitude et le bivouac à 2640 m, autant dire que l’on va en chier …On nous a raconté tout et n’importe quoi sur les droits d’entrée. Le chiffre officiel est de 20 000 roupies mais ici les villageois nous parlent de 150 000 roupies par personne, ça sent l’arnaque à plein nez alors on ne se fait pas prier et esquivons facilement l’entrée du parc. S’ensuit une montée interminable dans la jungle et le brouillard, grâce à un timing aussi parfait qu’improbable, nous nous retrouvons sous un abri lors de l’orage. Ça tombe bien, parce que nous avons eu l’idée lumineuse de partir sans pancho de pluie.

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Après 9h de montée éreintante, nous arrivons enfin sur le rempart  sud de la caldeira, toujours dans les nuages. On a juste le temps de monter la tente entre deux tas d’ordures qu’il se met à tomber des cordes.

Jour 2: 5 km, -700 m.

Le matin, le soleil s’invite, nous avons une vue imprenable sur la caldeira du Rinjani et le Gunung Baru, le petit dernier a émergé du lac il y a seulement 200 ans et il est régulièrement en éruption.

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Aller c’est reparti ! Une descente assez raide et souvent glissante nous mène jusqu’au lac en deux heures. Dans la descente, c’est la foire à la saucisse, certains groupes semblent découvrir la marche en descente (enfin la marche tout court) et semblent aussi à l’aise que des éléphants en ballerine. Après un petit moment, on arrive enfin à les doubler. C’est une petite journée car nous bivouaquerons près du lac alors que les groupes organisés continuent vers le camp de base, malgré la fatigue affichée de certains.  Encore une fois la vue est belle mais le campement est franchement dégueulasse, il y a des ordures et de la merde (de la vraie) partout. Un bon bain dans la cascade et les sources chaudes environnantes. Nous achetons du poisson à un groupe de locaux venus pécher entre potes. Nous passons une bonne partie de l’après midi à cuire nos poissons au feu de bois et à discuter avec des étudiants de Lombok.

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Jour 3: 7 km +700 m.

En route pour le camp de base, 700 mètres de montée toujours assez raide, ce n’est pas long mais les grosses marches nous fatiguent. Là, rien de mieux pour ruiner notre motivation, nous sommes obligés de doubler un groupe qui transporte un cadavre d’un jeune d’à peine 18 ans…sale histoire. On échange quelques mots avec eux. Apparemment ce serait une chute, on leur souhaite bon courage et on continue de monter en silence.

Deux heures de marche c’est encore une petite journée et nous avons la chance d’avoir une après-midi ensoleillée avec une vue dégagée sur le lac et la caldeira… les singes rodent et s’approchent de temps en temps de la tente pour chourer de la nourriture, un chien mercenaire gardera la tente toute la soirée aboyant sur tout ce qui s’approche de nous. Ce qui est très sympa sauf quand tu essayes de dormir.

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Jour 4: 12 km, + 1100 m, -1900 m.

A 3h du matin, première interrogation, le temps? Ciel étoilé, orage au loin pour le spectacle, c’est parfait ! Deuxième interrogation : mais où est donc passé Chien? Disparu, alors qu’il avait gentiment aboyé toute la nuit. Nous laissons notre campement et partons légers jusqu’au sommet qui culmine à 3726 mètres.  Nous commençons à être bien entrainés c’est donc sans trop de difficultés que nous arrivons au sommet en ayant doublé un bon nombre de personnes.

On se les caille sévère ! Le lever du soleil est superbe depuis le sommet de l’ile de Lombok on a un panorama exceptionnel sur Bali, Sumbawa et le célèbre volcan Tombora dépassant des nuages. Au sommet, des gens, des cailloux, du vent et du froid et Chien. Mais bordel, mais qu’est que fout Chien ici !? Lui aussi se les caille un max et ne semble pas franchement apprécier l’expérience. S’ensuivent une dizaine de minutes tragiques dignes des plus grands romans d’alpinisme où nous tentons de le faire descendre mais Chien ne veut rien savoir, il préfère rester là-haut. Alors le débat s’engage, madame pense qu’il va mourir dans d’atroces souffrances alors que monsieur pense avoir affaire à un chien alpiniste qui sait ce qu’il fait. Bref…

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 Le retour à la tente se fait très vite, les pentes de scories sont autant casse pieds à monter que géniales  à descendre.

Après un p’tit café à la tente nous plions bagage et poursuivons la descente vers le village de Sembalun.  C’est une descente de 2600 m alors vu qu’il nous reste de la bouffe et qu’on est fatigués on préfère couper et nous décidons de planter la tente pour une dernière nuit.

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Jour 5: 8 km, -800 m.

Bien reposés, nous n’avons plus que trois petites heures de marche dans la savane.

Après une heure de stop et une heure et demie de bus nous arrivons à Mataram,  direction le centre commercial pour un moment tant attendu après des jours à manger des noodles : on dévalise le fast-food. Le soir même nous sommes de retour à Senggigi, (petite ville côtière où nous avions laissé des affaires). Les prochains jours nous allons nous la couler douce aux iles Gili.

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Bali

 

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Carton rouge pour le sud de Bali ! Nous sommes  passés à Kuta pour voir Thierry, que nous avions rencontré sur le tour des Annapurna et qui tient une galerie d’art à Seminiac. Résultat : de belles vagues, des embouteillages monstres, des prix multipliés et des négociations interminables… On rencontre tout de même Séverine qui débarque de Quimper. On ne traîne pas longtemps dans cette partie de Bali, et essayons de trouver plus de calmes à Ubud, petite ville d’artistes au cœur de l’ile. Dans la navette qui nous y emmène, on discute avec deux Espagnols, la cinquantaine et en voyage depuis 1 an, les sentiments sur la côte sud de Bali sont partagés.

A Ubud nous louons un scooter pour visiter les fameuses rizières de l’ile. Dans l’après-midi nous allons faire un tour à la Monkey Forest s’amuser avec les singes et le soir on retrouve par hasard Séverine dans un petit resto qui deviendra notre cantine. Encore par hasard on tombe sur Bruno, un Portugais habitué de Tonsai (Thaïlande) que l’on a vu en décembre et en avril.

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On part faire un tour de moto-bike dans la caldeira du volcan Batur, un joli lac où sont proposées des balades en bateau « attrape pigeons » on passe…arrivés au pied du volcan, pas moyen de monter au sommet, les guides sont très virulents, d’après de nombreux commentaires ils agissent en cartel, alors si tu ne payes pas ils t’arrêtent coûte que coûte. Bon cela fait 25 euros chacun pour une balade d’une heure trente, ok on passe…on continue sur notre moto la caldeira est belle et des récentes coulées de lave recouvrent les pentes du volcan. Un peu après on essaye de visiter un temple,  droit d’entrée démesuré et bien sûr tu te fais crier dessus pour acheter un Sarong à la dame, ok on passe…Bali c’est le cauchemar du voyageur au long court!

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Le lendemain levée à 2h30 enfin bon, à 4h à cause d’une panne de réveil. Direction le pied du volcan Agung (3142 m),  1h30 de moto-bike plus tard on se lance dans la montée (1200 mètres de dénivelé), les guides sont bien plus honnêtes qu’au Batur et ne nous posent pas de problème. Il y a de la jungle, des cailloux et surtout beaucoup de nuages. La panne de réveil nous coûte la vue au sommet. Belle balade en deux roues pour rentrer à Ubud.

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A Padang Bay nous prenons le ferry pour Lombok (5h, 36000 rph), on retrouve les deux Espagnols dans le bateau.

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Les forçats du Kawa Ijen.

Quelques jours après l’épisode de « l’intoxication alimentaire », tout est rentré dans l’ordre et je suis de nouveau en parfaite santé. Nous nous mettons alors en direction du kawa Ijen, volcan connu pour sa carrière de soufre. Nous quittons Malang à bord d’un bus local, direction Bondowoso, de là, toujours la même histoire : soit nous faisons appel à une agence, soit pour 10 fois moins cher nous nous débrouillons avec les transports locaux pour rejoindre Paktuding. Nous choisissons, bien sûr, la deuxième option : nous prenons un bus, puis un Bemo, mais arrivés à la moitié du chemin, plus rien. On lève alors le pouce au bord de la route, quelques minutes plus tard une famille est d’accord de nous emmener en contrepartie de quelques rupiahs. Nous partons donc jusque Sembol avec eux. A Sembol nous retentons le stop jusqu’au départ du trek, mais là c’est plus compliqué personne ne veut nous prendre, les heures passent et les propositions de nous emmener à destination moyennant de l’argent afflux. La nuit approchante, nous finissons par payer deux jeunes qui nous déposent à Paktuding en scooter. Une fois arrivés sur place, nous prenons une chambre, c’est très rudimentaire mais de toute façon on ne va pas dormir beaucoup.

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Vers 3 heures du matin, le réveil sonne il est temps de se mettre en route, pour les 600 mètres de dénivelé que nous devons parcourir jusqu’au cratère, le chemin est facile, tout du long c’est sur une piste en terre bien tassée par les porteurs de soufre que nous progressons. Nous voulons arriver au sommet avant le lever du jour, car de nuit on peut voir les flammes bleues s’échappant de la base de la carrière de soufre, juste au-dessus du lac. Dans la montée, on voit une forte lueur venant du cratère : « whouu !! Alors c’est ça les flammes bleues, ça doit être du lourd !!! ». Nous nous fourvoyons totalement, 10 minutes après, la lune fait son apparition au-dessus de la lèvre du cratère ! On traine sur le chemin car au dessus de nos têtes, nous avons le droit à une pluie d’étoiles filante surprise ! Nous loupons les flammes bleues car une fois arrivés là-haut, la lueur du jour est déjà bien présente. Nous assistons tout de même à un joli lever de soleil sur la mer. Avant de descendre dans le cratère, nous avons eu un moment d’hésitation. On est mal à l’aise, les mecs ont un boulot que l’on peut aisément qualifier « de merde » et les gens viennent les voir bosser, c’est le safari humain.

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 On discute avec un mineur, c’est décidé nous descendons finalement dans le cratère et essayons de ne pas déranger les mineurs. Ce n’est pas le cas de tout le monde, Yohann ne peut s’empêcher et il a bien raison d’engueuler des visiteuses en mini short fluo et sandales comme tout droit sorties d’une discothèque de Bali, elles créent un véritable embouteillage. En plus de les déconcentrer, elles empêchent les mineurs lourdement chargés de progresser. Arrivés au bord du « lac le plus acide du monde  » la connerie reprend le dessus et Yo trempe un doigt,  ben oui, forcement c’est bouillant et acide !

Comme je le disais plus haut, le kawa Ijen possède une des soufrières les plus accessibles au monde.  A la source du minerai, les conditions de travail sont déplorables, pour se protéger des gaz toxiques parfois mortels (un savoureux cocktail de vapeur d’eau mélangé à du dioxyde de soufre, du sulfure d’hydrogène et de l’acide chlorhydrique) pas de masques à gaz mais un simple foulard humide.  Des canalisations ont été disposées de façon à optimiser la cristallisation du minerai et c’est avec une barre à mine qu’ils fracturent le soufre.

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Ici les mineurs en plus d’extraire le minerai très convoité, doivent aussi le transporter à dos d’homme. En effet le volcan se trouvant dans un parc naturel, l’utilisation de machines ou de mules pour le transport est interdit. Les hommes remontent avec deux paniers remplis de soufre en équilibre sur une épaule, le chargement pèse donc en moyenne entre 80 et 90 kilos c’est à peine croyable, on se demande vraiment comment ils font pour porter des charges aussi lourdes, faire tout ce chemin jusqu’ à la pesée qui se trouve là où nous avons dormi et cela 2 ou 3 fois par jour. La raison est bien sûr le salaire : le kilo de soufre étant vendu 600 roupies le kilo, le chargement est rémunéré environ 5 euros, ceux-ci nous disent bien gagner leur vie. Mais à quel prix?

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De retour dans notre chambre, nous plions vite bagages, il n’y a pas de transport nous devons tenter le stop pour rejoindre le port de Buyolali afin de rejoindre Bali dans l’après-midi. Un couple de français et leurs deux charmants bambins réussissent à convaincre leur chauffeur de nous prendre. Nous ferons routes avec eux, ils nous déposeront gentiment devant le ferry.

 

Caldeira du Tengger, Bromo et Semeru (ou pas).

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La Caldeira du Tengger et son cratère fumant du Bromo sont des attractions à Java, le genre d’endroit que toutes les agences de voyages proposent à tour de bras. Après un trajet de bus d’une journée nous arrivons à Malang, au pied du complexe volcanique. On demande à tout hasard le prix du transport jusqu’à Cemero Lawang (le départ du trek). On découvre une spécificité mathématique unique avec cette destination, le coût du trajet est inverse à la distance !

Bizarrement le vendeur n’a pas su nous expliquer pourquoi à Yogyakarta, située pourtant trois cents kilomètres plus loin le prix était de 150000 rupiahs (12 euros) et que au pied du volcan il monte à 480000 rupiahs (40 euros). Tous payent sans poser de questions, nous nous prenons un bus public et un bemo et on arrive à destination pour 3 euros chacun. Lors des deux premiers jours de marche il n’y pas de point d’eau alors à Cemero Lawang, nous lestons copieusement nos sacs à dos du précieux liquide.

 

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Le premier jour on ne fait que monter sur le rempart sud de la caldeira, on trouve un endroit idéal pour bivouaquer à 2700 mètres. On est tous seuls, la vue est superbe. Au milieu de la caldeira du Tengger tapissée de brume, il y a au premier plan le cône verdâtre du Batok, le cratère du Bromo et ses volutes de gaz et au loin le volcan Semeru. C’est le sommet de Java avec 3676 m, il a la charmante particularité de nous faire une petite éruption toutes les 30 à 50 minutes, si tous se passe bien (ne vous rassurez pas, cela n’a pas été le cas) nous serons au sommet dans quatre jours.

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Nous sommes debout très tôt pour ne pas rater le lever de soleil,  on descend le rempart, nous faisons un passage éclair en zone ultra touristique pour voir le cratère du Bromo.

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 Ça  c’est fait ! Maintenant il nous faut traverser les cendres puis la savane de la caldeira en plein cagnard. Au bout d’un moment (plutôt long) on arrive au pied du rempart opposé à celui où l’on a dormi la veille, ben ce n’est pas gagné, on distingue vite fait un chemin qui monte en lacets sur le flanc mais il est recouvert par une savane qui arrive à hauteur d’épaule. La tête de Laeti dépasse tout juste des hautes herbes, assez pour m’adresser des regards noirs et une soufflante bien méritée sur mon prétendu itinéraire. Après 90 minutes d’une montée épique on arrive sur une piste qui descend tranquillement jusqu’à Ranu Pane, on mange un riz frit dans un resto (il va avoir son importance) puis l’on campe près d’un lacs où l’on rencontre un groupe d’étudiants de Jakarta qui se lancent eux aussi dans l’ascension du Semeru.

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On repart de Ranu Pane les sacs pleins de vivres pour quatre jours, on ne sait plus très bien si la montagne est sous nos pieds ou sur notre dos…enfin bon, allons y! On choisit sans le savoir le chemin le plus dur (mais le plus beau) pour rejoindre le lac Ranu Kumbolo. Une longue montée plus tard, on se retrouve face au Semeru, on attend un peu qu’il daigne faire son rototo puis on redescend vers une belle étendue de savane. Au milieu de celle-ci le lac : l’endroit idéale pour notre troisième nuit de  Bivouac.

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Laeti n’est pas au top, elle commence par avoir de la fièvre, puis des vomissements et j’en passe, la nuit n’arrange rien, la journée de lendemain non plus… Les Indonésiens sont adorables, ils nous offrent des tonnes de nourriture et de nombreux médicaments, mais encore faut-il que ce soit les bons et surtout qu’elle puisse les avaler, ce qui n’est pas le cas.  Huit mois de voyage sans trop de soucis et il faut que la première intoxication alimentaire se passe en pleine montagne. Le temps passe, c’est sérieux il faut aller à l’hôpital mais pour l’instant elle a trop de fièvre pour marcher. S’ensuit une nouvelle nuit interminable, le matin la fièvre a un peu baissée, mais elle peut toujours ni boire ni manger et a perdu beaucoup d’eau en deux jours. On n’a pas le choix Il faut rentrer à Ranu Pane où l’on pourra louer un 4×4, marcher n’a pas été une partie de plaisir. Pendant que j’expérimente différentes techniques pour porter deux sacs de randos à la fois, Laetitia essaye tant bien que mal de se porter elle-même. Un groupe s’arrête en chemin et prie pour elle, ils arrangeront gentiment la location du 4×4 qui nous attend à notre arrivée au village, après six heures d’une marche exténuante. A l’hôpital de Malang, les seringues et les perfusions font des merveilles. Le médecin nous donne les médicaments adaptés au cas où cela se reproduise.

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L’ascension du volcan Merapi.

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Au bout de deux heures d’avion, nous arrivons à Yogyakarta sur l’ile de Java, à ne pas confondre avec Jakarta la capitale du pays que nous avons pris soin d’éviter. Yogja on n’y reste qu’une journée, les Indonésiens sont très curieux, les petits vieux nous questionnent, vous venez d’où ? Où allez-vous ? Certains parlent un très bon français et de fil en aiguille, ils nous emmènent dans un atelier ou sont confectionnées les « batiks », des peintures sur toile effectuées à l’aide de cire. Certaines sont superbes. D’un point de vue architectural les constructions semblent avoir plus de style et sont plus soignées que les blocs de béton que l’on trouve habituellement dans les autres pays. Côté culinaire, on découvre avec joie les « sate ayam » (brochettes au poulet), côté budget c’est aussi la bonne surprise, l’Indo ce n’est pas cher. Le décor est posé, maintenant on peut commencer notre programme : aller de volcan en volcan sur les îles de la Sonde. Le premier de la liste est le Merapi, ça tombe bien il est à 30 kilomètres au nord de la ville. On snob les agences et nous décidons de nous rendre à Selo (village départ de la rando) par nos propres moyens, ben ce n’est pas gagné. Nous comprenons vite qu’il va falloir apprendre les bases du malais, quasiment personne ne parle anglais et nous sommes les seuls étrangers.

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    Un bus, et trois bemos (minibus) plus tard on arrive à Selo. Le village est situé sur le col entre le Merapi et le Merbabu. On passe devant la maison du parc national, elle vient tout juste d’ouvrir et apparemment nous sommes les premiers visiteurs, ils sont super content, on arrive à avoir les infos dont on a besoin. Un peu plus tard on trouve un homestay, le chef de famille insiste pour nous guider au sommet, nous ne sommes pas intéressés mais le prix est tellement dérisoire (150000 roupies soit 12 euros) que nous finissons par accepter. Le rendez-vous est pris pour la nuit du lendemain. Avant de s’attaquer aux 1400 mètres de dénivelé, nous voulons d’abord tester nos jambes, il faut dire qu’elles ont été plutôt ménagées ces derniers temps. Sur les pentes du volcan voisin, le Merbabu, nous grimpons juste de quoi avoir une vue dégagée sur monsieur Merapi. En guise de bienvenue celui-ci nous gratifie de deux petites explosions, retour au village.

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Départ à une heure du matin, on retrouve notre guide avec une énorme clope roulée au bec, dans un style vraiment puriste il ne prend pas de sac à dos, pour une marche de 8h, ça promet !  Pour ce qui est du topo, le parcours est simple: partir à gauche du panneau hollywoodien « New Selo » et suivre le chemin jusqu’au cône terminal. Première pause, notre « guide » cherche quelque chose dans sa poche, on se dit qu’il a peut être une petite bouteille d’eau cachée sur lui ? Non, pas d’eau rien a grignoté mais par contre un sac remplit de tabac. 4h du matin, troisième pause, on le surprend à ronfler quelques minutes décidément ce guide est au top! On prend pas mal d’altitude, c’est impressionnant de voir toutes les plaines illuminées. Java a une des densités de population les plus fortes au monde (140 millions d’habitants sur une superficie équivalente à un quart de la France). Il n’y a pas un pet de vent alors quand arrive l’heure de la prière on entend des centaines de minarets à des kilomètres à la ronde, c’est envoûtant !

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La végétation disparait, on passe une épaule et on se retrouve au pied du cône.  Le final est raide, d’abord de la cendre ou l’on fait deux pas pour en redescendre d’un, puis on passe sur des blocs assez instables. Le soleil se lève à notre arrivée au sommet. Nous découvrons le cratère, notre guide a du souci à se faire le Merapi est un bien plus gros fumeur que lui.

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 Le cratère n’est pas vraiment un lieu accueillant, les parois sont tapissées de soufre et de nombreuses fumerolles s’échappent autour du dôme de lave. Elles produisent un bruit assez puissant, on aperçoit même quelques roches incandescentes peut être dues aux deux explosions que l’on a entendues la veille. Le volcan reste très actif, sa dernière grosse éruption date de 2010, et la prochaine ne devrait plus tarder. On prend soin de donner de l’eau et de la nourriture a notre guide et on redescend. Superbe vue sur le Merbabu durant tout le retour. Avant d’en finir, on traverse des cultures en terrasses, le guide ne manque pas de nous montrer des plants de tabac dans un champ « Good ! Good ! ». Oui oui, on n’en doute pas…

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